La Laïcité ne
signifie pas se soustraire à ce qui nous entoure
Je viens de
terminer de lire dans le journal le Devoir du 28 décembre l'article de
Jacques Godbout "Le retour intempestif du religieux." http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/487922/le-retour-intempestif-du-religieux
Godbout reproche
au ministère de l'Éducation d’être toujours au service d’un consensus
ecclésial. Effectivement depuis
1998 le gouvernement a aboli les
commissions scolaires confessionnelles et sont maintenant linguistiques. De plus Godbout cite avoir
voulu aider Quentin son arrière petit-fils à entrer dans le système
scolaire de troisième année en tentant d’expliquer à son petit-fils que tous
ne croient pas au même Dieu et que les groupes de croyants attribuent aux dieux
différents noms. L’auteur reproche aussi un certain profilage religieux et se demande pourquoi le jeune Quentin devrait se préoccuper de la religion de ses
camarades ? Toujours selon cet arrière-grand-papa, fiston lui aurait même répondu « C’est fou ! Dieu n’existe
pas ! Cette affirmation me laisse
croire que ce sujet fut déjà abordé et
si tel est le cas, on lui aurait déjà fait comprendre qu’il existait pour
certains d’autres Dieux. Je comprend également qu'afin d’utiliser le terme
profilage qu’emploie Godbout dans son
texte, quelqu’un dans la famille, en avait déjà fait, car comment peut-on
expliquer à un jeune de cet âge que Dieu n’existe pas tout en faisant
abstraction aux autres Dieux ?
Pourquoi
Godbout qui pourtant est une personne
intelligente et raisonnée persiste-t-il à
croire qu’il y aurait des sacristains
qui n’ont pas abandonné ? Sa figure de style nous laisse supposer si non
croire qu’il existe des soutanes dans les couloirs des ministères
de l’Éducation qui tentent d’influencer et puis ? Si l’on y retrouve des soutanes c’est qu’on
risque aussi d’y trouver des femmes portant le Hidjab ou encore des hommes
portant le Kippa. C’est ce que l’on peut appeler du lobbying et en autant que
ces gens soient inscrits au registre que pouvons nous faire? Peut -on reprocher à un chef religieux ou à son représentant de
vouloir s’assurer que ses croyances sont transmises de façon correcte aux élèves.
Que devons -nous
craindre à ce que nos enfants apprennent à réfléchir sur de questions étiques,
développer une compréhension du phénomène religieux et pratiquer le
dialogue ? L’approche Godbout me
laisse penser qu’il aimerait partager le banc d’école avec Quentin, une sorte
ange gardien, en cas, vraiment qu’en cas, que ce jeune ce mette à comprendre
qu’il est peut-être possible que Dieu existe et que de ses amis peuvent prier
soit dans un temple, une synagogue, une mosquée ou une église selon leur religion
ou croyance. Je m’imagine mal qu’un athée ou un agnostique puisse accepter
qu’un proche traverse cette ligne de méfiance qui existe envers une religion ou
un autre afin de l’adopter. Quant à l’analyse que Godbout entretien vis-à-vis
l’islam il ne fait que de la petite
politique afin de faire perdurer cette appréciation que certains peuvent avoir envers les
musulmans.
La critique
concernant le cours d’Éthique et culture religieuse est souvent malheureusement le premier pas
entamé, par des gens de plus en plus nombreux, qui sous le couvert de la liberté d’expressions et souvent de façon
indirecte ont tendance à responsabiliser
le Vatican. Il est trop facile de cibler Jean XXlll et le 2e concile
œcuménique du Vatican qui
date de 1965 et qui a ouvert bien des portes qui étaient fermées antérieurement à doubles
tours. Ces mêmes personnes sont souvent celles qui souhaitent voir le retrait
du crucifix à l’Assemblée-nationale, le retrait des crèches dans les places publiques et qui souhaitent
abolir les noms de nos villes et villages et rues qui portent le nom de saints.
On peut ne pas être sois croyant ou refuser de l’être mais il me semble sain de
non seulement respecter la religion du voisin mais bien aussi d’apprendre de
celle-ci, si ont souhaite vivre dans la paix et harmonie.
L’approche
athée m’a toujours semblé difficile à vivre et je vois dans le texte paru dans
le Devoir d’aujourd’hui des contradictions à la fois profondes et subtiles
qui datent chez Godbout
et sa famille depuis leur
éducation judéo-chrétienne, si non comment expliquer qu’il écrive Dieu avec un « D » majuscule s’il n’existe
pas ? Si l’on n’est pas croyant pourquoi
donner à l’arrière-petit-fils le nom d’un saint qui date du 3e
siècle à moins qu’il fût peut-être nommé ainsi en l’honneur du festival
western de Saint-Quentin au N.B ?
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