jeudi 29 décembre 2016

LA LAÏCITÉ NE SIGNIFIE PAS SE SOUSTRAIRE À CE QUI NOUS ENTOURE



La Laïcité ne signifie pas se soustraire à ce qui nous entoure

Je viens de terminer de lire dans le journal le Devoir du 28 décembre l'article de Jacques Godbout "Le retour intempestif du religieux."  http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/487922/le-retour-intempestif-du-religieux    
Godbout reproche au ministère de l'Éducation d’être toujours au service d’un consensus ecclésial.  Effectivement depuis 1998  le gouvernement a aboli les commissions scolaires confessionnelles et sont maintenant  linguistiques. De plus Godbout cite avoir voulu aider Quentin son arrière petit-fils à entrer dans le système scolaire de troisième année en tentant d’expliquer à son petit-fils que tous ne croient pas au même Dieu et que les groupes de croyants attribuent aux dieux différents noms. L’auteur reproche aussi un certain profilage religieux  et se demande pourquoi le jeune  Quentin devrait  se préoccuper de la religion de ses camarades ? Toujours selon cet arrière-grand-papa,  fiston lui aurait même répondu  « C’est fou ! Dieu n’existe pas !  Cette affirmation me laisse croire que ce sujet fut déjà abordé  et si tel est le cas, on lui aurait déjà fait comprendre qu’il existait pour certains d’autres Dieux.  Je comprend également qu'afin d’utiliser le terme profilage qu’emploie  Godbout dans son texte,  quelqu’un dans la famille,  en avait déjà fait, car comment peut-on expliquer à un jeune de cet âge que Dieu n’existe pas  tout en faisant abstraction aux autres Dieux ?

Pourquoi Godbout  qui pourtant est une personne intelligente et raisonnée persiste-t-il  à croire qu’il y aurait  des sacristains qui n’ont pas abandonné ? Sa figure de style nous laisse supposer si non croire qu’il existe des soutanes dans les couloirs des ministères de l’Éducation qui tentent d’influencer et puis ?  Si l’on y retrouve des soutanes c’est qu’on risque aussi d’y trouver des femmes portant le Hidjab ou encore des hommes portant le Kippa. C’est ce que l’on peut appeler du lobbying et en autant que ces gens soient inscrits au registre  que pouvons nous faire? Peut -on reprocher à un chef religieux ou à son représentant de vouloir s’assurer que ses croyances sont transmises de façon correcte aux élèves.
Que devons -nous craindre à ce que nos enfants apprennent à réfléchir sur de questions étiques, développer une compréhension du phénomène religieux et pratiquer le dialogue ?  L’approche Godbout me laisse penser qu’il aimerait partager le banc d’école avec Quentin, une sorte ange gardien, en cas, vraiment qu’en cas, que ce jeune ce mette à comprendre qu’il est peut-être possible que Dieu existe et que de ses amis peuvent prier soit dans un temple, une synagogue, une mosquée ou une église selon leur religion ou croyance. Je m’imagine mal qu’un athée ou un agnostique puisse accepter qu’un proche traverse cette ligne de méfiance qui existe envers une religion ou un autre afin de l’adopter. Quant à l’analyse que Godbout entretien vis-à-vis l’islam  il ne fait que de la petite politique afin de faire perdurer cette appréciation  que certains peuvent avoir envers les musulmans.
La critique concernant le cours d’Éthique et culture religieuse  est souvent malheureusement le premier pas entamé, par des gens de plus en plus nombreux, qui sous le couvert de  la liberté d’expressions et souvent de façon indirecte ont tendance à  responsabiliser le Vatican. Il est trop facile de cibler Jean XXlll et le 2e concile œcuménique du Vatican  qui date de 1965 et qui a ouvert bien des portes qui étaient fermées antérieurement à doubles tours. Ces mêmes personnes sont souvent celles qui souhaitent voir le retrait du crucifix à l’Assemblée-nationale, le retrait des crèches  dans les places publiques et qui souhaitent abolir les noms de nos villes et villages et rues qui portent le nom de saints. On peut ne pas être sois croyant ou refuser de l’être mais il me semble sain de non seulement respecter la religion du voisin mais bien aussi d’apprendre de celle-ci, si ont souhaite vivre dans la paix et harmonie.

L’approche athée m’a toujours semblé difficile à vivre et je vois dans le texte paru dans le Devoir d’aujourd’hui des contradictions à la fois profondes et subtiles qui  datent  chez Godbout  et sa famille  depuis leur éducation judéo-chrétienne, si non comment expliquer qu’il écrive Dieu avec un  « D » majuscule s’il n’existe pas ? Si l’on n’est pas croyant pourquoi  donner à l’arrière-petit-fils le nom d’un saint qui date du 3e siècle à moins qu’il fût peut-être nommé ainsi en l’honneur du festival western de Saint-Quentin au N.B ? 



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