Ce 24 décembre tous les cadeaux ne seront pas au
rendez-vous.
De nombreux projets afin de souligner le 375e anniversaire de la ville de Montréal
furent annoncés au cours
des l dernières années par le bon maire Denis Coderre mais ne nous
attendons pas à ce que
tous ces cadeaux soient pleinement réalisés et livrés en 2017. La démarche du
maire me rappelle les
cadeaux de Noël que nos parents nous faisaient à l’époque à l’aide du
gros catalogue Eaton. Il arrivait que nos parents les commandent tardivement et
qu’ils sachent que ces cadeaux tant attendus n’arriveraient pas en temps ils nous faisaient envaler la pilule
en nous présentant des images provenant du catalogue au moment de déballer nos
cadeaux au retour de la messe de minuit. Nos parents quand même se devaient de
payer ces achats comptant sur livraison alors que Coderre en payera plusieurs
en différé ou encore en quémandant de l’aide de Papa Noël à Ottawa et de Maman
Noël à Québec. Finalement
on se payera nos cadeaux.
Selon TVA on apprend que quatre des legs
seront livrés en temps et quatre ne le seront assurément pas. Des huit autres projets on prévoit en
terminer sept en 2017 et le
huitième nous sera livré en 2018. Un coût total de 635 M$ ça coûte cher des petits lutins
affectés à la réalisation de ces belles réalisations.
Un dix-neuvième projet soit la mise en
lumière du pont Jacques-Cartier projet phare des festivités soulignant le 150e anniversaire de la Confédération et le
375e anniversaire de
la ville de Montréal devrait être complété au printemps 2017. L’œuvre de Moment
Factory coûtera 39,5 M$
Si l’on ajoute la réalisation du nouveau pont
Champlain et celle du Réseau électrique métropolitain, REM, de la Caisse de
Dépôt et de Placement du Québec, Montréal sera bientôt méconnaissable.
Le legs offert par la ville de Québec à
l’occasion du 375 anniversaire de la Ville de Montréal, et dont l’essentiel des
travaux devrait se terminer cette semaine est un ensemble de quatre sculptures
dont la valeur artistique me semble à tout le moins discutable. L’œuvre de l’artiste Jean-Robert Drouillard, représente quatre adolescents
sculptés en bronze et qui seront perchés sur quatre colonnes d’aluminium
érigées dans le futur parc de laVille-de-Québec, à l’angle du boulevard Pie-IX
et de la rue Sherbrooke.
Ce projet qui a nécessité l’unification de deux petits parcs
situés au coin du boulevard Pie lX et qui étaient anciennement séparés par la
rue Rachel. Ces parcs n’avaient pas une grande valeur étaient fort peu
fréquentés . Le petit parc situé du côté sud de Rachel et qui rejoignait Sherbrooke a soudainement perdu son
nom au détriment de la nouvelle appellation parc de la ville de Québec. Fallait
bien retourner l’ascenseur au
bon et généreux maire Labaume qui nous offre ces sculptures. Pourtant nous
étions nombreux à aimer le nom de parc Guido Nincheri.
Nincheri, un canadien d’origine italienne était un artiste du vitrail religieux
et fresquiste. On peut retrouver ses vitraux et œuvres décoratives dans plus de
deux cents églises et bâtiments partout au Canada ainsi que dans nombre d’États
américain. Pendant longtemps il eu son atelier dans la résidence de Marius et Oscar Dufresne situé sur
la rue Sherbrooke est coin Pie IX. Nous connaissons tous cet imposant immeuble
mieux connu aujourd’hui comme le Château Dufresne là ou se retrouve également
le musée Nincheri
Les
esquisses de ce carrefour remodelé nous laissent entrevoir un espace vert entrecoupé de pistes
cyclable entourés de quatre sculptures qui serviront à nous souligner quatre
dates marquant l’histoire des deux villes : 1608 et 1642 les fondations de
ces deux villes, 1967 l’Expo 67 et celle de 1976 soulignant le Jeux olympiques.
Quand
on regarde de plus près les seize projets qui font partie du legs on retrouve
bien des projets d’ordre
culturel ou éducatif dont l’expansion du Musée de la Callières, Cité Mémoire,
la Maison Saint-Gabriel, l’Espace pour la vie et on retrouve aussi cinq projets qui
sont en toute apparence des
investissements en infrastructures, tels que le projet Bonaventure, le
recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, la réfection de la rue
Sainte-Catherine ainsi que du Carrefour Pie IX et Sherbrooke. Plusieurs de ces projets sont
intéressant mais ce sont des projets qui me semblent appartenir aux
affaires courantes et donc partie des responsabilités de la mairie et non pas de véritable
legs. Rare seont ceux qui en 2030 se rappelleront que le recouvrement de
l'autoroute Ville Marie fut construit afin de souligner le 375e anniversaire.
On doit aussi se poser la question afin de savoir où
est le legs qui servira à souligner nos
amérindiens qui nous ont
accueillis il y a 375 ans. Que laissons nous à nos jeunes afin qu’ils puissent
aussi retrouver quelque chose sous l’arbre de Noël? Pour nos démunis et les
sans-abris qu’avons-nous prévus? Nos personnes âgées et les personnes à mobilité
réduite n’auront toujours pas un accès facile au métro. Nos minorités visibles,
la communauté LGBT ne sont-ils pas en droit à quelque chose? Les lumières du
pont Jacques Cartier mise à part la possibilité d’imprimer de belles cartes de
postales serviront à quoi au juste?
En
1967 Nous avons eu l’Exposition universelle, cette exposition a durée six mois
et a accueillis 50 millions
de visiteurs. Aujourd’hui, cinquante ans plus tard nous avons un superbe parc sur deux
iles, une plage, une piste de course de Grand-Prix et deux immeubles
anciennement occupés comme
pavillon de la France et du Québec et qui logent maintenant le Casino de
Montréal. L’Expo 67 n’était peut-être pas parfait comme legs
mais cinquante ans plus tard nos touristes et les montréalais en profitent toujours et grâce au GP
du Canada le site rayonne de par le monde pendant trois jours. Combien nous
faudra-t-il envoyer de cartes postales du pont Jacques –Cartier illuminé afin
que le 375e anniversaire
de la deuxième plus grande ville francophone au monde puisse avoir le même effet?
Bon 375e et on
se reverra au parc de la ville de Québec.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire