jeudi 29 décembre 2016

LA LAÏCITÉ NE SIGNIFIE PAS SE SOUSTRAIRE À CE QUI NOUS ENTOURE



La Laïcité ne signifie pas se soustraire à ce qui nous entoure

Je viens de terminer de lire dans le journal le Devoir du 28 décembre l'article de Jacques Godbout "Le retour intempestif du religieux."  http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/487922/le-retour-intempestif-du-religieux    
Godbout reproche au ministère de l'Éducation d’être toujours au service d’un consensus ecclésial.  Effectivement depuis 1998  le gouvernement a aboli les commissions scolaires confessionnelles et sont maintenant  linguistiques. De plus Godbout cite avoir voulu aider Quentin son arrière petit-fils à entrer dans le système scolaire de troisième année en tentant d’expliquer à son petit-fils que tous ne croient pas au même Dieu et que les groupes de croyants attribuent aux dieux différents noms. L’auteur reproche aussi un certain profilage religieux  et se demande pourquoi le jeune  Quentin devrait  se préoccuper de la religion de ses camarades ? Toujours selon cet arrière-grand-papa,  fiston lui aurait même répondu  « C’est fou ! Dieu n’existe pas !  Cette affirmation me laisse croire que ce sujet fut déjà abordé  et si tel est le cas, on lui aurait déjà fait comprendre qu’il existait pour certains d’autres Dieux.  Je comprend également qu'afin d’utiliser le terme profilage qu’emploie  Godbout dans son texte,  quelqu’un dans la famille,  en avait déjà fait, car comment peut-on expliquer à un jeune de cet âge que Dieu n’existe pas  tout en faisant abstraction aux autres Dieux ?

Pourquoi Godbout  qui pourtant est une personne intelligente et raisonnée persiste-t-il  à croire qu’il y aurait  des sacristains qui n’ont pas abandonné ? Sa figure de style nous laisse supposer si non croire qu’il existe des soutanes dans les couloirs des ministères de l’Éducation qui tentent d’influencer et puis ?  Si l’on y retrouve des soutanes c’est qu’on risque aussi d’y trouver des femmes portant le Hidjab ou encore des hommes portant le Kippa. C’est ce que l’on peut appeler du lobbying et en autant que ces gens soient inscrits au registre  que pouvons nous faire? Peut -on reprocher à un chef religieux ou à son représentant de vouloir s’assurer que ses croyances sont transmises de façon correcte aux élèves.
Que devons -nous craindre à ce que nos enfants apprennent à réfléchir sur de questions étiques, développer une compréhension du phénomène religieux et pratiquer le dialogue ?  L’approche Godbout me laisse penser qu’il aimerait partager le banc d’école avec Quentin, une sorte ange gardien, en cas, vraiment qu’en cas, que ce jeune ce mette à comprendre qu’il est peut-être possible que Dieu existe et que de ses amis peuvent prier soit dans un temple, une synagogue, une mosquée ou une église selon leur religion ou croyance. Je m’imagine mal qu’un athée ou un agnostique puisse accepter qu’un proche traverse cette ligne de méfiance qui existe envers une religion ou un autre afin de l’adopter. Quant à l’analyse que Godbout entretien vis-à-vis l’islam  il ne fait que de la petite politique afin de faire perdurer cette appréciation  que certains peuvent avoir envers les musulmans.
La critique concernant le cours d’Éthique et culture religieuse  est souvent malheureusement le premier pas entamé, par des gens de plus en plus nombreux, qui sous le couvert de  la liberté d’expressions et souvent de façon indirecte ont tendance à  responsabiliser le Vatican. Il est trop facile de cibler Jean XXlll et le 2e concile œcuménique du Vatican  qui date de 1965 et qui a ouvert bien des portes qui étaient fermées antérieurement à doubles tours. Ces mêmes personnes sont souvent celles qui souhaitent voir le retrait du crucifix à l’Assemblée-nationale, le retrait des crèches  dans les places publiques et qui souhaitent abolir les noms de nos villes et villages et rues qui portent le nom de saints. On peut ne pas être sois croyant ou refuser de l’être mais il me semble sain de non seulement respecter la religion du voisin mais bien aussi d’apprendre de celle-ci, si ont souhaite vivre dans la paix et harmonie.

L’approche athée m’a toujours semblé difficile à vivre et je vois dans le texte paru dans le Devoir d’aujourd’hui des contradictions à la fois profondes et subtiles qui  datent  chez Godbout  et sa famille  depuis leur éducation judéo-chrétienne, si non comment expliquer qu’il écrive Dieu avec un  « D » majuscule s’il n’existe pas ? Si l’on n’est pas croyant pourquoi  donner à l’arrière-petit-fils le nom d’un saint qui date du 3e siècle à moins qu’il fût peut-être nommé ainsi en l’honneur du festival western de Saint-Quentin au N.B ? 



lundi 28 novembre 2016

Si je vous racontais: Ce 24 décembre tous les cadeaux ne seront pas au r...

Ce 24 décembre tous les cadeaux ne seront pas au rendez-vous.


De nombreux projets afin de souligner le 375e anniversaire de la ville de Montréal furent annoncés  au cours des l dernières années par le bon maire Denis Coderre mais ne nous attendons  pas à ce que tous ces cadeaux soient pleinement réalisés et livrés en 2017. La démarche du maire  me rappelle les cadeaux de Noël que nos parents nous faisaient à l’époque à l’aide du gros catalogue Eaton. Il arrivait que nos parents les commandent tardivement et qu’ils sachent que ces cadeaux tant attendus n’arriveraient pas en temps  ils nous faisaient envaler la pilule en nous présentant des images provenant du catalogue au moment de déballer nos cadeaux au retour de la messe de minuit. Nos parents quand même se devaient de payer ces achats comptant sur livraison alors que Coderre en payera plusieurs en différé ou encore en quémandant de l’aide de Papa Noël à Ottawa et de Maman Noël à Québec.  Finalement on se payera  nos cadeaux. 
Selon TVA on apprend que quatre des legs seront livrés en temps et quatre ne le seront assurément pas.  Des huit autres projets on prévoit en terminer  sept en 2017 et le huitième nous sera livré en 2018. Un coût total de 635 M$  ça coûte cher des petits lutins affectés à la réalisation de ces belles réalisations.  

Un dix-neuvième projet soit la mise en lumière du pont Jacques-Cartier projet phare des festivités soulignant le 150e anniversaire de la Confédération et le 375e anniversaire de la ville de Montréal devrait être complété  au printemps 2017. L’œuvre de Moment Factory coûtera 39,5 M$

Si l’on ajoute la réalisation du nouveau pont Champlain et celle du Réseau électrique métropolitain, REM, de la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec, Montréal sera bientôt méconnaissable. 





Le legs offert par la ville de Québec à l’occasion du 375 anniversaire de la Ville de Montréal, et dont l’essentiel des travaux devrait se terminer cette semaine est un ensemble de quatre sculptures dont la valeur artistique me semble à tout le moins discutable. L’œuvre de l’artiste Jean-Robert Drouillard, représente quatre adolescents sculptés en bronze et qui seront perchés sur quatre colonnes d’aluminium érigées dans le futur parc de laVille-de-Québec, à l’angle du boulevard Pie-IX et de la rue Sherbrooke. 
Ce projet qui a nécessité l’unification de deux petits parcs situés au coin du boulevard Pie lX et qui étaient anciennement séparés par la rue Rachel. Ces parcs n’avaient pas une grande valeur étaient fort peu fréquentés . Le petit parc situé du côté sud de Rachel et qui rejoignait  Sherbrooke a soudainement perdu son nom au détriment de la nouvelle appellation parc de la ville de Québec. Fallait bien retourner l’ascenseur  au bon et généreux maire Labaume qui nous offre ces sculptures. Pourtant nous étions nombreux à aimer le nom de parc Guido Nincheri. Nincheri, un canadien d’origine italienne était un artiste du vitrail religieux et fresquiste. On peut retrouver ses vitraux et œuvres décoratives dans plus de deux cents églises et bâtiments partout au Canada ainsi que dans nombre d’États américain. Pendant longtemps il eu son atelier dans la résidence  de Marius et Oscar Dufresne situé sur la rue Sherbrooke est coin Pie IX. Nous connaissons tous cet imposant immeuble mieux connu aujourd’hui comme le Château Dufresne là ou se retrouve également le musée Nincheri
Les esquisses de ce carrefour remodelé nous laissent entrevoir  un espace vert entrecoupé de pistes cyclable entourés de quatre sculptures qui serviront à nous souligner quatre dates marquant l’histoire des deux villes : 1608 et 1642 les fondations de ces deux villes, 1967 l’Expo 67 et celle de 1976 soulignant le Jeux olympiques.

Quand on regarde de plus près les seize projets qui font partie du legs on retrouve bien  des projets d’ordre culturel ou éducatif dont l’expansion du Musée de la Callières, Cité Mémoire, la Maison Saint-Gabriel, l’Espace pour la vie et  on retrouve aussi cinq projets qui sont en toute apparence  des investissements en infrastructures, tels que le projet Bonaventure, le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, la réfection de la rue Sainte-Catherine ainsi que du Carrefour Pie IX et Sherbrooke.  Plusieurs de ces projets sont  intéressant mais ce sont des projets qui me semblent appartenir aux affaires courantes et donc partie des responsabilités de la mairie et non pas  de véritable legs. Rare seont ceux qui en 2030 se rappelleront que le recouvrement de l'autoroute Ville Marie fut construit afin de souligner le 375e anniversaire.
 On doit aussi se poser la question afin de savoir où est le legs qui servira à souligner nos amérindiens  qui nous ont accueillis il y a 375 ans. Que laissons nous à nos jeunes afin qu’ils puissent aussi retrouver quelque chose sous l’arbre de Noël? Pour nos démunis et les sans-abris qu’avons-nous prévus? Nos personnes âgées et les personnes à mobilité réduite n’auront toujours pas un accès facile au métro. Nos minorités visibles, la communauté LGBT ne sont-ils pas en droit à quelque chose? Les lumières du pont Jacques Cartier mise à part la possibilité d’imprimer de belles cartes de postales serviront à quoi au juste? 

En 1967 Nous avons eu l’Exposition universelle, cette exposition a durée six mois et  a accueillis 50 millions de visiteurs. Aujourd’hui, cinquante ans plus tard  nous avons un superbe parc sur deux iles, une plage, une piste de course de Grand-Prix et deux immeubles anciennement  occupés comme pavillon de la France et du Québec et qui logent maintenant le Casino de Montréal.  L’Expo 67 n’était  peut-être pas parfait comme legs mais cinquante ans plus tard nos touristes et les montréalais  en profitent toujours et grâce au GP du Canada le site rayonne de par le monde pendant trois jours. Combien nous faudra-t-il envoyer de cartes postales du pont Jacques –Cartier illuminé afin que le 375e anniversaire de la deuxième plus grande ville francophone  au monde puisse avoir le même effet?
Bon 375e et on se reverra au parc de la ville de Québec.








Ce 24 décembre tous les cadeaux ne seront pas au rendez-vous.

Ce 24 décembre tous les cadeaux ne seront pas au rendez-vous.


De nombreux projets afin de souligner le 375e anniversaire de la ville de Montréal furent annoncés  au cours de la dernière année par le bon maire Denis Coderre mais ne nous attendons  pas à ce que tous ces projets soient pleinement réalisés et livrés en 2017. La démarche du maire  me rappelle les cadeaux de Noël que nos parents nous faisaient à l’époque à l’aide du gros catalogue Eaton. Lorsqu’ils les avaient commandés tardivement et qu’ils savaient que ces cadeaux tant attendus n’arriveraient pas en temps  on nous faisait envaler la pilule en nous présentant des images provenant du catalogue au moment de déballer nos cadeaux au retour de la messe de minuit. Nos parents quand même se devaient de payer ces achats comptant sur livraison alors que Coderre en payera plusieurs en différé ou encore en quémandant de l’aide de Papa Noël à Ottawa et de Maman Noël à Québec.  Finalement on se payera  nos cadeaux.
Selon TVA on apprend que quatre des legs seront livrés en temps et quatre ne le seront assurément pas.  Des huit autres projets on prévoit en terminer  sept en 2017 et le huitième nous sera livré en 2018. Un coût total de 635 M$  ça coûte cher des petits lutins affectés à la réalisation de ces belles réalisations. 

Un dix-neuvième projet soit la mise en lumière du pont Jacques-Cartier projet phare des festivités soulignant le 150e anniversaire de la Confédération et le 375e anniversaire de la ville de Montréal devrait être complété  au printemps 2017. L’œuvre de Moment Factory coûtera 39,5 M$

Si l’on ajoute la réalisation du nouveau pont Champlain et celle du Réseau électrique métropolitain, REM, de la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec Montréal sera bientôt méconnaissable.

 Le legs offert par la ville de Québec à l’occasion du 375 anniversaire de la Ville de Montréal, et dont l’essentiel des travaux devrait se terminer cette semaine est un ensemble de quatre sculptures dont la valeur artistique me semble à tout le moins discutable. L’œuvre de l’artiste Jean-Robert Drouillard, représentera quatre adolescents sculptés en bronze et qui seront perchés sur quatre colonnes d’aluminium érigées dans le futur parc «Ville-de-Québec», à l’angle du boulevard Pie-IX et de la rue Sherbrooke.
Ce projet qui a nécessité l’unification de deux petits parcs situés au coin du boulevard Pie lX et qui étaient  séparés par la rue Rachel. Ces parcs n’avaient pas une grande valeur ou d’utilisation. Le petit parc situé du côté sud de Rachel et qui rejoignait  Sherbrooke a soudainement perdu son nom au détriment de la nouvelle appellation Parc de la ville de Québec. Fallait bien retourner l’ascenseur  au bon et généreux maire Labaume qui nous offre ces sculptures. Pourtant nous étions nombreux à aimer le nom de parc Guido Nincheri. Nincheri, un canadien d’origine italienne était un artiste du vitrail religieux et fresquiste. On peut retrouver ses vitraux et œuvres décoratives dans plus de deux cents églises et bâtiments partout au Canada ainsi que dans nombre d’États américain. Pendant longtemps il eu son atelier dans la résidence  de Marius et Oscar Dufresne situé sur la rue Sherbrooke est coin Pie IX. Nous connaissons tous cet imposant immeuble mieux connu aujourd’hui comme le Château Dufresne là ou se retrouve également le musée Nincheri
Les esquisses de ce carrefour remodelé nous laissent entrevoir  un espace vert entrecoupé de pistes cyclable entourés de quatre sculptures qui serviront à nous souligner quatre dates marquant l’histoire des deux villes : 1608 et 1642 les fondations de ces deux villes, 1967 l’Expo 67 et celle de 1976 soulignant le Jeux olympiques.

Quand on regarde de plus près les seize projets qui font partie du legs on retrouve bien  des projets d’ordre culturel ou éducatif dont l’expansion du Musée de la Callières, Cité Mémoire, la Maison Saint-Gabriel, l’Espace pour la vie et  on retrouve aussi cinq projets qui sont  des investissements en infrastructures, tels que le projet Bonaventure, le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, la réfection de la rue Sainte-Catherine ainsi que du Carrefour Pie IX et Sherbrooke.  Ces projets sont tous surement intéressant mais plusieurs de ces projets me semblent appartenir aux affaires courantes et donc partie des responsabilités de la mairie que de véritable legs. On doit se poser la question afin de savoir où est le legs afin de favoriser nos amérindiens  qui nous ont accueillis il y a 375 ans. Que laissons nous à nos jeunes afin qu’ils puissent aussi retrouver quelque chose sous l’arbre de Noël? Pour nos démunis, les sans-abris qu’avons-nous prévus? Nos personnes âgées et les personnes à mobilité réduite n’auront toujours pas accès facile au métro. Nos minorités visibles, la communauté LGBT ne sont-ils pas en droit à quelque chose? Les lumières du pont Jacques Cartier mise à part la possibilité d’imprimer de belles cartes de Noël serviront à quoi au juste?

En 1967 Nous avons eu l’Exposition universelle, cette exposition a durée six mois et  a accueillis 50 millions de visiteurs. Aujourd’hui, cinquante ans plus tard  nous avons un superbe parc sur deux iles, une plage, une piste de course de Grand-Prix et deux immeubles occupés comme pavillon de la France et du Québec qui logent maintenant le Casino de Montréal.  L’Expo 67 n’était  peut-être pas parfait comme legs mais cinquante ans plus tard nos touristes et les montréalais  en profitent toujours et grâce au GP du Canada le site rayonne de par le monde pendant trois jours. Combien nous faudra-t-il envoyer de cartes postales du pont Jacques –Cartier illuminé afin que le 375e anniversaire de la deuxième plus grande ville francophone  au monde puisse avoir le même effet?

Bon 375e et on se reverra au parc de la ville de Québec.
Guido Nincheri




vendredi 25 novembre 2016

Si je vous racontais: PROCURE c'est aussi d'aider l'homme à apprivoiser ...

Au cours du mois de novembre et de la campagne NOEUDVENBRE il me fait plaisir de partager deux textes que j'avais écrits en 2011. Bonne lecture, vos commentaires sont toujours appréciés.

PROCURE c'est aussi d'aider l'homme à apprivoiser son cancer de la prostate

Il y a  quelques années j’avais écrit quelques blogues  concernant mes expériences personnelles avec le cancer de la prostate  et aussi de mon bénévolat avec PROCURE. Il me fait plaisir de vous présenter aujourd'hui deux de mes textes.

 

PRÉAMBULE

 

Un service d’écoute c’est de pouvoir aider, de redonner confiance et d’encourager celui qui est atteint du cancer de la prostate ou encore un proche de celui-ci.

PROCURE  offre aujourd’hui un service de soutien  à la fine pointe et unique au Québec.  PROCURE  sait fort bien qu’il faille aider le patient à se libérer de la peur de l’inconnu afin qu’il puisse prendre les décisions éclairées qui lui incombent. Un accès téléphonique (1-855-899-2873)  à des infirmiers (ères) tous spécialisés en urologie est disponible afin  d’écouter, de soutenir et de renseigner. Ce service est évidemment entièrement gratuit et confidentiel.

 

Ce service d’écoute avec un personnel infirmier est relativement nouveau et est disponible grâce aux campagnes de financement de PROCURE et de votre générosité. J’ai personnellement fait avec d’autres survivants partie  de la première génération  du service de soutien PROCURE et c’est d’ailleurs le sujet de mes deux textes d’aujourd’hui.

 

 

3 octobre 2011

 

L’INQUÉTUDE ET LE DÉSESPOIR PEUVENT ÊTRE PIRE QUE LA MALADIE

 

Bob est rongé par l’inquiétude….

PROCURE  qui entre autres offre un service de soutien aux hommes atteints du cancer de la prostate m’a récemment demandé de communiquer avec Bob, pas son vrai non, car il venait d’apprendre que l’on doutait un cancer de la prostate. Bob a 65 ans, vit seul, retraité  et ne semble avoir personne à qui partager ses quiétudes ainsi que son questionnement face a la maladie. À sa connaissance il n’y aurait aucune incidence de cancer dans sa famille.

Bob n’est pas souvent à la maison ou du moins il ne répond pas toujours à ses appels téléphoniques. De plus il n’a pas de boite vocale, impossible de lui faire part de mes tentatives de le rejoindre et de lui laisser savoir que je veux répondre à sa demande d’aide. Mes tentatives de le rejoindre se font à différents moments du jour. Peine perdu quatre jours de tentatives je ne le rejoins toujours pas.  Hier finalement je le rejoins, Un « Allo » dont le timbre traduit la déprime peut-être même son désespoir. Je me présente en lui mentionnant que je réponds à son appel d’aide adressé quelques jours plus tôt et que je suis moi-même un survivant du cancer de la prostate.
Rapidement, presque en rafale Bob me fait part de ses questions. De plus il me mentionne qu’il vit depuis 24 heures une douleur thoracique. Je m’inquiète de cette douleur et je lui suggère de consulter. Bob me questionne afin de trouver réponses à ses questions et en même temps il me questionne sur mon acheminement. Je tente de le calmer, et je lui demande me parler de lui. C’est suite à des analyses sanguines (un APS de 4.7) et l’examen de son médecin qu’il est en attente de subir prochainement une biopsie. On sent facilement son inquiétude et son désespoir face à la possibilité de se faire confirmer un cancer de la prostate. Subir la biopsie l’inquiète tout autant que le résultat à venir. Ces questions tournent au tour de la durée d’une biopsie, la douleur, bref comment ça se passe. Après l’avoir écouté quelques minutes je lui parle de mon cas. Je lui fais part qu’à priori son cas me rappelle le mien. Que mon premier test d’APS se situait aussi à 4 quelque chose et que mon médecin de famille m’avait  référé à un urologue. La visite  chez l’urologue s’était bien passée. Il m’a  alors expliqué qu’une  biopsie serait nécessaire.  Quelques semaines plus tard j’apprends qu’on avait découvert 4 cellules cancéreuses. Je lui mentionne que tous les cas ne sont pas identiques mais qu’en ce qui concernait  mon cas, mon urologue voulait me mettre sur surveillance et en attente. « Wait and watch program ». Ce qui veut dire qu’il voulait suivre l’évolution de mon cancer  aux six mois avant de me faire des recommandations de traitement. Je répète à Bob que chaque cas est unique et qu’il doit garder espoir. Je lui mentionne trois possibilités.
1.     la biopsie pourrait possiblement indiquer qu’il n’y avait pas de cellules cancéreuses.
2.     Que si la biopsie identifiait des tumeurs cancéreuses,  son médecin voudra peut-être attendre avant de lui suggérer l’ablation ou autre plan de traitement
3.     Que si au pire il devait subir l’ablation ou autre traitement Bob devrait se compter chanceux d’avoir découvert son cancer à temps et que les chances de survis sont excellentes.

Suite à une dizaine de minutes passées au téléphone avec Bob je lui offre  partager mon numéro de téléphone avec lui  et qu’il pourra me téléphoner s’il en ressent le besoin. Il m’en remercie et termine la conversation en me remerciant, qu’il avait grandement apprécié mon aide et me prie de l’appeler à nouveau. Je ressens dans cette demande l’insécurité….

Aujourd’hui au lendemain de ma conversation avec Bob je pense à lui, sa douleur thoracique m’inquiète. Je viens de lui parler il se sent un peu mieux et attribue sa douleur à la poitrine à une chute et que les comprimés Tylenols, qu’il prend, semblent faire effet. Je sens que son rendez-vous pour sa biopsie du 3 novembre prochain le stress et je lui offre s’il le veut de l’accompagner à l’hôpital Montreal General.


22 décembre, 2011

UN NOËL BLANC

Qui n’a pas chanté ou entendu ce chant en cette période de réjouissances?
Mon Noël je le souhaite tout blanc et je m’en fous s’il n’y a pas de neige car mon Noël je le voie blanc comme dans « absence de. » Un Noël sans bobo, sans malaise, sans maladie et encore plus sans mortalité.
Depuis septembre, PROCURE me réfère des hommes qui ont appris récemment  qu’ils sont atteints du cancer de la prostate. Ils ont tous des besoins communs  soit de comprendre, d’accepter et de se sentir sécurisé. Je leur offre mon écoute. Je réponds, guidé par la limite de mes connaissances à leurs questionnements et à leurs besoins de savoir.
En les écoutant je revis mon parcours lorsque j’ai aussi  appris que j’étais atteint de cette maladie qui touche au Canada un homme sur sept. À l’automne 2006 je me sentais seul mais je ne savais comment l’admettre. Je me refoulais, je recherchais de l’information   sur l’internet, je cherchais aussi à comprendre, à me sécuriser. Comme j’aurais aimé parler à un survivant, mais à qui et où le trouver?

PROCURE offre ce service d’écoute et j’en fais maintenant  partie. À parler avec ces hommes je tente de leur apporter du confort, de les soutenir et de leur faire sentir qu’ils ne sont pas seuls.
Aujourd’hui 22 décembre j’avais à écouter une personne, opérée il y a peine quelques semaines. Cette personne au réveil suite à l’opération a appris qu'on avait trouvé des métastases qui heureusement semblaient localisées. Il devra subir de l’hormonothérapie. Il n’a que 50 ans, et en plus comble de malheur  il a perdu son emploi cet été.
J’ai aussi fait aujourd’hui un suivi téléphonique avec un autre patient avec qui j’avais causé le 1er novembre dernier. Il fut opéré en début de mois, il est à la maison et se porte bien compte tenu des circonstances.

Ces deux hommes bien qu’ils vivent différents grades de cancers ont tous  deux un point en commun celui de vouloir fêter le prochain Noël  dans l’espoir qu’ils seront  aussi des survivants. Je leur souhaite un Noël blanc et qu’ils vivent tous deux cette période de festivités dans la joie et le bonheur entourés de ceux qu’ils aiment et qui les aiment.



Pour plus d’informations sur le cancer de la prostate cliquer www.procure.ca

mardi 15 novembre 2016

Un personnage qui ne peut nous laisser indifférent.




Un personnage qui ne peut nous laisser indifférent.

  

Son Éminence le cardinal Paul-Émile Léger c’était à l’époque la façon d’interpeller celui qui était archevêque de Montréal. Léger est décédé le 13 novembre 1991 il y a vingt cinq ans. Une cérémonie commémorative en son honneur a eu lieu le 13 novembre dernier à la  Cathédrale Marie Reine du Monde.
De rappeler le décès de ce personnage  m’a rappelé des souvenirs de cet homme  qui a marqué la vie  d’un grand nombre de familles québécoises et qui sur un plan plus personnel m’a  aussi marqué.

Une leçon d’humilité pour la ville de Québec


Je n’avais que dix ans quand Léger qui était alors archevêque du diocèse de Montréal fut nommé cardinal. Je demeurais  à l’époque  à Québec et je me souviens que  le tout Québec était un peu sous le choc de voir un évêque  de Montréal  accéder à ce haut poste de l’Église romaine. Pour des considérations historiques les citoyens de la ville de Québec croyaient tous que la fonction revenait  de droit à Monseigneur Maurice Roy qui était alors l’évêque du diocèse de Québec. La compétition entre la ville de Québec et de Montréal ne date pas que de la période Nordiques / Canadiens,  elle existait aussi en 1952. À l’époque il n’y avait que deux cardinaux au Canada l’un à Québec, le plus vieux diocèse canadien et l’autre à Toronto.  Tout le monde s’attendait que celui qui remplacerait  le cardinal Rodrigue Villeneuve, décédé en 1947 serait monseigneur Roy. Roy sera nommé cardinal à son tour en 1965.


« Montréal, ô ma ville… »

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont présentés  par temps froid en ce 29 janvier 1953 à la gare Windsor afin d’accueillir celui qui sera dorénavant connu à titre du premier cardinal représentant le diocèse de Montréal. Natif de Saint- Anicet, Léger  connaissait mal le sens de l’humilité  et en voyant la foule et tout vêtu de rouge, Léger prononce alors ces paroles qui resteront célèbres : «Montréal, ô ma ville, tu as voulu te faire belle pour recevoir ton prince!»  Effectivement il fut reçu comme un prince et les montréalais étaient en délire, ils venaient d’en gagner une sur la ville de  Québec.

Quand les cardinaux étaient des Princes de l'Église

Son éminence ne se gênait  pas à s’identifier comme un prince, tout spécialement comme prince de l’Église et de son Pape, mais ce qu’il ne savait pas c’est que l’on s’apprêtait bientôt  à mettre fin de cette tradition.
L’Église catholique romaine  avait encore dans les années 50  un protocole voir une étiquette qui lui était propre et un respect sans bornes des titres et de l’hiérarchie. Les cardinaux par un décret portaient le titre de Prince de l’église.
Léger semblait adhérer grandement au principe que «plus le prestige du Sacré Collège sera élevé dans l'estimation générale, plus sera grand l'honneur rendu au Souverain Pontife et au Sacré Collège», Résider dans un appartement ne correspondait et ne suffisait plus au rang du personnage. Le palais épiscopal devait aussi afficher les armoiries cardinalesques  au dessus de la porte d’entrée qui devait donner accès à la salle du trône en prévision d’une visite éventuelle du pape. Il était alors aussi convenu que les cardinaux devaient aussi avoir préséance sur  tous à l’exception des  Souverains et des Princes héréditaires. De plus les vêtements d’apparat de couleur rouge étaient de rigueur et faisaient aussi partie du cérémoniale, incluant la traîne cardinalice de 12 mètres qui fut réduit à 8 mètres par le bon pape Pie XII. Heureusement, c’est à l’occasion du Concile Vatican II (1962-1965) que furent abolies ces pratiques instituées sous le pontificat de Pie XI.

La photo d’un gamin

Quelques jours plus tard, suivant son retour à Montréal, le cardinal de rend à la Vieille capitale  rencontrer monseigneur Roy. Bien qu’encore déçu les québécois l’accueilleront avec respect. Tel que l’exigeait à l’époque le protocole et come Duplessis  aimait le nommer « Le pot-à-colle » le cardinal avait droit à une rencontre avec le Lieutenant-gouverneur du Québec.  Contrairement aux habitudes cette rencontre s’est faite à la résidence officielle de celui-ci, le Bois de Coulonge et non à ses bureaux au parlement. Vous pouvez vous douter que l’enfant de dix ans que j’étais vivait un certain émerveillement de savoir que ce Prince de l’Église était dans le salon à causer avec le représentant de  la reine non encore couronnée Élizabeth ll. J’ai voulu à l’aide de ma caméra brownie de Kodak perpétué le moment  à la sortie de ces deux vénérables religieux. Admettons que c’était le seul endroit que je pouvais me trouver sans nécessairement avoir le droit d’importuner  ces distingués visiteurs et encore moins jouer au photographe.
J’ai ensuite envoyé une lettre à ces deux personnalités accompagnée de cette photo en noir et blanc. Plus tard j’ai reçu des deux une photo du genre plus officielle  et je me souviens fort bien que celle du cardinal était de loin la plus guindée. Je n’ai malheureusement plus ces photos. Serait-ce que le gamin qui a pris la photo avait raison de croire que cette photo méritait d’avantage une place dans son album photo pendant soixante quatre  ans?

Jorge Mario Bergoglio



Si le Concile Vatican II (1962-65) a allégé et dépoussiéré certains aspects de la culture et des habitudes du clergé il nous faut conclure que le Vatican est quelque peu lent dans sa poursuite de rendre l’Église plus ouverte et moderne et démocratique. L’image du Pape Benoit XVI, en dit long, alors qu’il est assis sur son trône, avec les vêtements d’apparat et sa croix en or. Quant à lui le bon pape François prône la simplicité, son fauteuil de bois, ses souliers noirs et sa croix de métal. Benoit demeurait dans sa suite papale au Vatican alors que Benoit demeure dans un couvent.   Il nous faudra quelques autres  papes de la trempe de  Jorge Mario Bergoglio avant de voir le changement souhaité. On ne peut espérer qu’une institution vieille de deux mille ans puisse changer à l’intérieur du mandat  d’un seul pape.


Le cardinal Paul-Émile Leger
et Monseigneur Maurice Roy quittent
le Bois de Coulonge
résidence du Lieutenant-gouverneur
Benoit XVll  et François
Vive la différence.

samedi 12 novembre 2016

La force des mots

La force des mots


(À l’occasion de la campagne Noeuvembre j’ai pensé, en ce samedi , partager ce texte que j’avais publié le 12 mars, 2012. Quand je relis ces témoignages et que je pense à tous ceux, dont certains amis proches qui souffrent aujourd’hui des complications face à cette maladie ou encore qui vivent une récidive j’ai le cœur blessé.)


En février dernier j’avais trouvé en faisant certaines recherches sur l’Internet le site du Journal New York Times / Picture your life after cancer. Le New York Times  invitait  les survivants du cancer à soumettre  leurs photos ainsi qu’un court témoignage.
J’avais en février parcouru ce recueil de témoignages et j'ai répété ce geste à quelques reprises depuis. J’y ai lu des témoignages d’hommes et de femmes, jeunes et moins jeunes dont tous avaient ce point commun; ils étaient tous des survivants du cancer. Leurs témoignages étaient variés. Nombreux d’entres eux mentionnaient leur surprise et le choc qu’ils ont vécu au moment d’apprendre qu’ils étaient atteints d’un cancer. Plusieurs avaient aussi vécu au cours des années plus d’un cancer. Souvent leur témoignage nous mentionnait comment ce cancer avait modifié leur vie. Ce qui  était autrefois important ne l’était plus et  comment ils appréciaient maintenant la vie. Certains avaient perdu la crainte de mourir. D’autres leurs attitudes  ou la façon d’entrevoir la vie avaient changé. Plusieurs sont aujourd’hui des bénévoles et ou de portes paroles au sein de différents organismes  qui font la lutte à cette terrible maladie qu’est le cancer.
De lire à l’occasion ces témoignages me rend personnellement plus fort face à la maladie et me fait réaliser que je ne suis pas le seul survivant, et non plus le dernier. On peut s’en sortir si l’on est atteint du cancer de la prostate cependant  un grand nombre de survivants ont dû faire face à des traitements beaucoup plus complexes, agressifs, souffrants et que les effets secondaires les auront marqués pour la vie. Leur vison, leur état d’âme leur positivisme m’encourage dans mon quotidien.
Je ne connais pas ces personnes mais sûrement que la grande majorité de ceux-ci représente monsieur et madame tout le monde et ce qui m’impressionne c'est leurs façons de s’exprimer et d’entrevoir la vie comme survivant. Je veux donc partager avec vous quelques uns de ces témoignages.

Traduction libre

·        Ma vie n’est pas différente après le cancer. Toutefois mes relations après le cancer le sont.

·        Après avoir appris que j’étais atteint d’un cancer j’ai dis à mon épouse « Je ne préoccuperai pas de ce que la vie aurait pu être...   Je risque maintenant d’avantage et j’apprécie les autres personnes plus qu’elles peuvent le réaliser. Je suis aussi devenu bêtement honnête en demandant aux hommes de se soumettre régulièrement à des  examens de dépistages quelque soit l’inconfort ou la gêne. »
·        « Oui, j'ai choisi cette photo d’un coucher de soleil car un coucher n'est pas une fin mais que le soleil se lève également »
·       «  Je ne me sens plus eternel. La notion de « vivre pour le pour le moment présent » a soudainement pour moi tout son sens, les plaisirs simples sont amplifier, la famille et les amis sont d’avantage appréciés. Curieusement mon cancer est en quelque sorte un cadeau pour moi, J’apprécie tellement plus ma vie. »
·       «  Je suis heureux d’être en vie et je ne crains plus de mourir. »
·        « Si je connais une personne atteinte d'un cancer j’ai maintenant une licence pour en causer avec elle, sans détours ou cachette. Je sais maintenant comment elle se sent. »

·        « Dans un premier temps j'aurais écrit sur les effets secondaires du cancer de la prostate. Maintenant je réalise que ce qu’il y a plus de changé c’est que je suis plus présent pour ma famille, dans mon quotidien. Je suis reconnaissant pour le temps qu’il me reste sachant qu’il aurait pu m’en manqué. »

« Plus de 1,200 personnes ont répondu à l’appel du New York Times ces gens témoignent tous à leurs façon de leur gratitude d’être aujourd’hui un survivant. Si vous avez parmi les membres de votre famille, de vos amis ou collègues de travail des gens atteint d’un cancer n’hésitez pas à leurs faire connaître ce site. Ils y trouveront surement un témoignage qui les allumera  afin qu’ils puissent aussi à leur tour croire qu’ils sont des survivants et qu’il y a un lendemain pour eux. »







Afin de retrouver ce collage de témoignages  Je vous invite à cliquer
1.     cliquer www.nytimes.com
2.     ensuite dans la boite search taper “ Picture your life after cancer”
3.     dérouler / voir “A picture collage of life after cancer”



Gaspard Fauteux
3 mars,2012



https://jelefaispour.procure.ca/fr/participants/750/gaspard-fauteux 

mercredi 9 novembre 2016

En classe Donald , les vacances sont terminées.

En classe Donald , les vacances sont terminées.


Nous avons été nombreux à se lever en ce mercredi matin, lendemain d’une victoire de Donald  Trump auquel nous ne croyions pas ou auquel nous ne voulions croire. Nous étions  peinés, choqués, déçus, inquiets voir  confus. Nous ne comprenions pas d’où venait  cette erreur, comment Trump avait pu nous trompé à ce point. Certes on ne peut dire qu’Hillary Clinton avait mené une mauvaise campagne.

Donald Trump entrera en fonctions le 20 janvier 2017 à titre de Président élu le moins bien préparé de l'histoire américaine, ce n’est pas rien et voilà qui devrait inquiéter. Certains compareront  sa victoire à ce que pourrait ressembler donner les clés du paradis au  diable. L’exemple est un peu fort je l’admets, si je disais « À un amateur dans une ligue de pros ?  Trump devra s’avoir se préparer en accéléré d’ici le 20 janvier  en espérant qu’il sache s’entourer d’hommes et de femmes compétents et apportant l’expérience politique qui lui manque.
Tout au cours de la campagne électorale Trump a soulevé plusieurs politiques de ses prédécesseurs qu’il dit souhaiter modifier ou encore éliminer. Nous ne pouvons qu’espérer qu’il ne soustraira pas l’Obamacare de ses citoyens à moins de faire preuve qu’il puisse faire preuve qu’il le remplacera par un programme plus avantageux et à coût égal ou moindre. En ce qui concerne L'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) qu’ont signé le Président George H.W. Bush, le président Carlos Salinas de Gortari du Mexique ainsi que Brian Mulroney Premier-ministre du Canada le 17 décembre 1992. Modifier cette entente risque d’affecter l’économie canadienne et plus particulièrement celle de l’Ontario et du Québec. Trump se dit contre l’accord de Paris. Cette position du président élu ne doit surprendre lorsque l’on sait qu’une proportion importante de la droite chrétienne ne croit pas aux changements climatiques. Si jamais la position américaine  allait à l’encontre de celle de Justin Trudeau il y aurait là des frictions importantes entre nos deux pays car Trudeau tient à se présenter comme grand défendeur de cet accord.

Oui,  on comprend mal que Trump soit ressorti  victorieux de cette campagne présidentielle. Il n’était pas le candidat  favori  et encore moins le candidat expérimenté. L’électorat américain percevait le candidat à la casquette rouge comme un gagnant,  suscitant l’espoir et qui était prêt à changer le système. Les électeurs l’ont adopté  sans autre analyse ou justification.

J’ai lu aujourd’hui, j’ai écouté aujourd’hui  et j’ai aussi beaucoup réfléchis aux résultats d’hier et à ses conséquences.  On peut  commencer à comprendre le résultat, le sasser, l’analyser  mais il demeure tout de même difficile à accepter  car même si Trump n’est pas notre président, Dieu merci, on ne peut qu’être concerné.

Des différents textes dont j’ai pris connaissance aujourd’hui, celui de mon bon ami Claude Dupras m’a semblé excellent. Claude illustre bien comment les américains sont arrivés  à voter Trump malgré que pour nous au nord du 49 parallèle il ne nous avait pas convaincu  et que l’on souhaitait  la victoire de Hillary Clinton. Il me fait plaisir de vous l’inclure


L'élection en chiffres.

Qui a élu Donald Trump ?


VOTE POPULAIRE
Plus de 124 millions d’électeurs ont voté pour l’un des candidats à la présidence.
Hillary Clinton
47,7 % des votes (59 589 611 de votes)
Donald Trump
47,5 % du vote populaire (59 354 284 millions de votes)
SEXE
Hommes
Trump : 53 %
Clinton : 41 %
Femmes
Trump : 42 %
Clinton : 54 %
ORIGINE ETHNIQUE
Blancs
Trump : 58 %
Clinton : 37 %
Noirs
Trump : 8 %
Clinton : 88 %
Latinos
Trump : 29 %
Clinton : 65 %
Asiatique
Trump : 29 %
Clinton : 65 %
Autres
Trump : 37 %
Clinton : 56 %
ÂGE
18-29 ans
Trump : 37 %
Clinton : 55 %
30-44 ans
Trump : 42 %
Clinton : 50 %
45-64 ans
Trump : 53 %
Clinton : 44 %
65 ans et plus
Trump : 53 %
Clinton : 45 %
NIVEAU DE SCOLARITÉ
Secondaire ou moins (high school)
Trump : 51 %
Clinton : 45 %
Universitaire
Trump : 45 %
Clinton : 49 %
Postuniversitaire
Trump : 37 %
Clinton : 58 %
NIVEAU DE SCOLARITÉ ET ORIGINE ETHNIQUE
Blancs avec un diplôme universitaire
Trump : 49 %
Clinton : 45 %
Blancs sans diplôme universitaire
Trump : 67 %
Clinton : 28 %
Non-Blancs avec un diplôme universitaire
Trump : 23 %
Clinton : 71 %
Non-Blancs sans diplôme universitaire
Trump : 20 %
Clinton : 75 %
NIVEAU DE REVENUS
30 000 $ et moins
Trump : 41 %
Clinton : 53 %
De 30 000 $ à 49 999 $
Trump : 42 %
Clinton : 51 %
De 50 000 $ à 99 999 $
Trump : 50 %
Clinton : 46 %
De 100 000 $ à 199 999 $
Trump : 48 %
Clinton : 47 %
De 200 000 $ à 249 999 $
Trump : 49 %
Clinton : 48 %
250 000 $ et plus
Trump : 48 %
Clinton : 46 %
RELIGION
Protestants ou autres chrétiens
Trump : 58 %
Clinton : 39 %
Catholiques
Trump : 52 %
Clinton : 45 %
Juifs
Trump : 24 %
Clinton : 71 %
Autres religions
Trump : 29 %
Clinton : 62 %
Aucune affiliation religieuse
Trump : 26 %
Clinton : 68 %
ORIENTATION POLITIQUE
Démocrate
Trump : 9 %
Clinton : 89 %
Républicain
Trump : 90 %
Clinton : 7 %
Indépendant ou autre
Trump : 48 %
Clinton : 42 %

Note : Ces chiffres publiés par le New York Times ont été compilés le 8 novembre 2016 par la firme de recherche Edison pour le compte d’un consortium de médias américains. Ces résultats sont basés sur un questionnaire qui a été rempli par 24 537 électeurs répartis dans 350 bureaux de vote aux États-Unis.
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Claude Dupras
9 novembre 2016


Rien n'est plus surprenant de nos jours que la politique ! Et sûrement la mère des surprises est la victoire écrasante et fort étonnante de Donald Trump sur Hillary Clinton.
Tout ce que le Donald a prédit est arrivé. Les États-clefs sont tombés dans son sac. Ses discours ont frappé sans cesse la cible et les surnoms et les slogans avec lesquels il a qualifié ses adversaires, tels "Crooked Hillary", se sont imprégnés dans le mental des électeurs américains. Il a reconnu les causes de l'inquiétude et des misères des américains. Il a proposé des solutions qui pour plusieurs sont irréalistes mais il a été crû par ceux qui souffrent et votent. Pour les connaisseurs, il a perdu lamentablement les débats mais pas pour l'américain moyen qui l'a cru, Les leaders de son parti l'ont renié, ils seront dorénavant à ses pieds. Les noirs, les latinos et les femmes insultés par lui ont voté fortement contre lui mais les travailleurs blancs des villes et des campagnes avec leurs femmes ont voté solidement pour lui. Son passé pas trop reluisant avec la gente féminine a été balayé sous le tapis et oublié.
Les experts, les sondages, les analystes se sont trompés et ont démontré avec Brexit que l'on ne peut plus les croire.
Il a inventé une nouvelle façon de gagner électoralement. Fini la politesse, la vérité, le respect, la grandeur, l'expertise... Les prochains candidats aux élections dans les Amériques risquent de vouloir l'imiter. Nous allons en entendre de toutes les sortes, des "pas-belles et des pas-mûres".
En tout cas, les futures émissions de nouvelles-télé seront très intéressantes tout comme celles de la campagne électorale qui vient de  terminer. Les grands gagnants sont justement ces médias qui d'un coup voient le niveau de leur clientèle assuré de demeurer fidèle et à la hausse.
Félicitations à Donald Trump et à ses organisateurs qui ont réussi l'impossible. Espérons qu'ils agiront dorénavant de façon responsable.


mardi 8 novembre 2016

Les américains écriront-ils mardi une nouvelle page de leur histoire ?


Les américains écriront-ils mardi une nouvelle page de leur histoire ?
Tout fut dit et tout fut écrit sur cette campagne à la présidentielle américaine. Cette campagne fut probablement la plus médiatisée non seulement aux États-Unis mais aussi dans la plus part des grands pays industrialisés. La course entre Clinton et Trump a soulevé l’intérêt du monde entier car le résultat, peut importe qui en sortira vainqueur, est inquiétant pour plusieurs. Les États-Unis d’Amérique exerce tellement une grande influence dans le quotidien du monde entier qu’on a presque le goût de s’impliquer je dirais même que nombreux sont les canadiens qui souhaiteraient avoir le droit de voter mardi le 8 novembre. On ne peut être voisin d’une puissance politique et économique sans ne pas se sentir engagé.
L’élection américaine version 2016 c’est en partie l’histoire d’un peuple segmenté et dont une partie se sent désabusée, abandonné désillusionné voir trompé par ses élus. Trump semble avoir compris cela dès le début des préliminaires. Trump s’est présenté au peuple américain comme une vierge politique, homme d’affaire prospère, ne devant rien au système et prétend  donc être capable de remettre le pays sur les roues laissant ainsi croire que tout ne va pas bien en Amérique.
De mémoire je ne me souviens pas d’avoir autant d’amis et connaissances qui ont suivi la campagne présidentielle américaine que cette année Bien que cette élection se passe presque dans notre cour les québécois habituellement suivent cette course avec une oreille distraite et avec un certain désintéressement. Cette année les québécois se sont intéressés d’avantage à cette course à la présidentielle car la présence au début du sénateur du Vermont  Bernie Saunders, dans le camp démocrate, nous parlait un langage politique que nous les canadiens reconnaissions. Nous avons porté attention à la course républicaine peut-être pour les mauvaises raisons. Nous cherchions à comprendre ce que Donald Trump ce richissime américain, sans passé politique faisait dans la course. Nous suivions cet individu à la casquette rouge afin d’apprendre à notre réveil quelles insultes il avait lancées et à qui? À chaque matin Trump nous surprenait d’une déclaration à dormir debout. Ses prouesses, désirs et fantasmes sexuels n’avaient plus de secrets pour la population américaine. Il aura aussi été le seul candidat à une présidentielle à ne pas avoir produit une déclaration de ses actifs, ni d’avoir informé les électeurs si effectivement il payait des impôts.
Alors qu’il devait rassurer et sécuriser la nation américaine il a réussit à faire tout le contraire. Hier un ami m’a dit sur Facebook « j’ai peur de la légitimité qu'à donné Trump aux xénophobes, racistes, sexistes et homophobes de tout acabit »
Sont nombreux ceux qui s’inquiètent d’une victoire de Trump mardi, comme le disait le capitaine Bonhomme, « Les sceptiques seront confondus. »
Alors à ceux qui s’inquiètent allez et dormez en paix Madame Hillary Clinton, selon moi,  sera élue demain la première Présidente dans l’histoire des États-Unis d’Amérique.  Les rebondissements des dernières semaines que se soient les déclarations misogynes du candidat ainsi que des douze femmes qui confirment avoir été agressées ou encore la réouverture de l’investigation de la FBI concernant les courriels qu’auraient reçu ou envoyé Clinton ont probablement eu comme seule incidence de permettre aux candidats de s’échanger quelques points dans les sondages.
Curieuse élection quand même alors que l’on peu supposer que ni le candidat républicain ni la candidate démocrate n’étaient désirés. Certains vous diront qu’ils ont voté avec un certain dédain, d’autres vous diront qu’ils ont voté pour car ils ne pouvaient voter contre ou encore qu’ils ont voté contre car ils ne pouvaient voter pour.

Reste à savoir, si effectivement Clinton gagne mardi,   ce que Madame la Présidente portera le 20 janvier lors de son assermentation.