En classe Donald ,
les vacances sont terminées.
Nous avons
été nombreux à se lever en ce mercredi matin, lendemain d’une victoire de
Donald Trump auquel nous ne croyions pas
ou auquel nous ne voulions croire. Nous étions peinés, choqués, déçus,
inquiets voir confus. Nous ne
comprenions pas d’où venait cette erreur,
comment Trump avait pu nous trompé à ce point. Certes on ne peut dire qu’Hillary
Clinton avait mené une mauvaise campagne.
Donald Trump
entrera en fonctions le 20 janvier 2017 à titre de Président élu le moins bien
préparé de l'histoire américaine, ce n’est pas rien et voilà qui devrait
inquiéter. Certains compareront sa
victoire à ce que pourrait ressembler donner les clés du paradis au diable. L’exemple est un peu fort je l’admets,
si je disais « À un amateur dans une ligue de pros ? Trump devra s’avoir se préparer en accéléré
d’ici le 20 janvier en espérant qu’il sache
s’entourer d’hommes et de femmes compétents et apportant l’expérience politique
qui lui manque.
Tout au cours
de la campagne électorale Trump a soulevé plusieurs politiques de ses
prédécesseurs qu’il dit souhaiter modifier ou encore éliminer. Nous ne pouvons
qu’espérer qu’il ne soustraira pas l’Obamacare de ses citoyens à moins de
faire preuve qu’il puisse faire preuve qu’il le remplacera par un programme
plus avantageux et à coût égal ou moindre. En ce qui concerne L'Accord de libre-échange nord-américain
(ALÉNA) qu’ont signé le Président George H.W. Bush, le président Carlos Salinas de Gortari du Mexique ainsi
que Brian Mulroney Premier-ministre du Canada le 17 décembre 1992. Modifier
cette entente risque d’affecter l’économie canadienne et plus particulièrement
celle de l’Ontario et du Québec. Trump se dit contre l’accord de Paris. Cette
position du président élu ne doit surprendre lorsque l’on sait qu’une
proportion importante de la droite chrétienne ne croit pas aux changements
climatiques. Si jamais la position américaine
allait à l’encontre de celle de Justin Trudeau il y aurait là
des frictions importantes entre nos deux pays car Trudeau tient à se
présenter comme grand défendeur de cet accord.
Oui, on comprend mal que Trump soit ressorti victorieux de cette campagne présidentielle.
Il n’était pas le candidat favori et encore moins le candidat expérimenté. L’électorat
américain percevait le candidat à la casquette rouge comme un gagnant, suscitant l’espoir et qui était prêt à
changer le système. Les électeurs l’ont adopté
sans autre analyse ou justification.
J’ai lu
aujourd’hui, j’ai écouté aujourd’hui et
j’ai aussi beaucoup réfléchis aux résultats d’hier et à ses conséquences. On peut
commencer à comprendre le résultat, le sasser, l’analyser mais il demeure tout de même difficile à
accepter car même si Trump n’est pas
notre président, Dieu merci, on ne peut qu’être concerné.
Des
différents textes dont j’ai pris connaissance aujourd’hui, celui de mon bon ami
Claude Dupras m’a semblé excellent. Claude illustre bien comment les américains
sont arrivés à voter Trump malgré que
pour nous au nord du 49 parallèle il ne nous avait pas convaincu et que l’on souhaitait la victoire de Hillary Clinton. Il me fait
plaisir de vous l’inclure
L'élection en chiffres.
Qui a élu Donald Trump ?
VOTE POPULAIRE
Plus de 124 millions d’électeurs ont voté pour l’un des candidats à la présidence.Hillary Clinton
47,7 % des votes (59 589 611 de votes)
Donald Trump
47,5 % du vote populaire (59 354 284 millions de votes)
SEXE
HommesTrump : 53 %
Clinton : 41 %
Femmes
Trump : 42 %
Clinton : 54 %
ORIGINE ETHNIQUE
BlancsTrump : 58 %
Clinton : 37 %
Noirs
Trump : 8 %
Clinton : 88 %
Latinos
Trump : 29 %
Clinton : 65 %
Asiatique
Trump : 29 %
Clinton : 65 %
Autres
Trump : 37 %
Clinton : 56 %
ÂGE
18-29 ansTrump : 37 %
Clinton : 55 %
30-44 ans
Trump : 42 %
Clinton : 50 %
45-64 ans
Trump : 53 %
Clinton : 44 %
65 ans et plus
Trump : 53 %
Clinton : 45 %
NIVEAU DE SCOLARITÉ
Secondaire ou moins (high school)Trump : 51 %
Clinton : 45 %
Universitaire
Trump : 45 %
Clinton : 49 %
Postuniversitaire
Trump : 37 %
Clinton : 58 %
NIVEAU DE SCOLARITÉ ET ORIGINE ETHNIQUE
Blancs avec un diplôme universitaireTrump : 49 %
Clinton : 45 %
Blancs sans diplôme universitaire
Trump : 67 %
Clinton : 28 %
Non-Blancs avec un diplôme universitaire
Trump : 23 %
Clinton : 71 %
Non-Blancs sans diplôme universitaire
Trump : 20 %
Clinton : 75 %
NIVEAU DE REVENUS
30 000 $ et moinsTrump : 41 %
Clinton : 53 %
De 30 000 $ à 49 999 $
Trump : 42 %
Clinton : 51 %
De 50 000 $ à 99 999 $
Trump : 50 %
Clinton : 46 %
De 100 000 $ à 199 999 $
Trump : 48 %
Clinton : 47 %
De 200 000 $ à 249 999 $
Trump : 49 %
Clinton : 48 %
250 000 $ et plus
Trump : 48 %
Clinton : 46 %
RELIGION
Protestants ou autres chrétiensTrump : 58 %
Clinton : 39 %
Catholiques
Trump : 52 %
Clinton : 45 %
Juifs
Trump : 24 %
Clinton : 71 %
Autres religions
Trump : 29 %
Clinton : 62 %
Aucune affiliation religieuse
Trump : 26 %
Clinton : 68 %
ORIENTATION POLITIQUE
DémocrateTrump : 9 %
Clinton : 89 %
Républicain
Trump : 90 %
Clinton : 7 %
Indépendant ou autre
Trump : 48 %
Clinton : 42 %
Note : Ces chiffres publiés par le New York Times ont été compilés le 8 novembre 2016 par la firme de recherche Edison pour le compte d’un consortium de médias américains. Ces résultats sont basés sur un questionnaire qui a été rempli par 24 537 électeurs répartis dans 350 bureaux de vote aux États-Unis.
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Claude Dupras
9 novembre
2016
Rien n'est plus
surprenant de nos jours que la politique ! Et sûrement la mère des surprises
est la victoire écrasante et fort étonnante de Donald Trump sur Hillary
Clinton.
Tout ce que le
Donald a prédit est arrivé. Les États-clefs sont tombés dans son sac. Ses
discours ont frappé sans cesse la cible et les surnoms et les slogans avec
lesquels il a qualifié ses adversaires, tels "Crooked Hillary", se
sont imprégnés dans le mental des électeurs américains. Il a reconnu les causes
de l'inquiétude et des misères des américains. Il a proposé des solutions qui
pour plusieurs sont irréalistes mais il a été crû par ceux qui souffrent et
votent. Pour les connaisseurs, il a perdu lamentablement les débats mais pas
pour l'américain moyen qui l'a cru, Les leaders de son parti l'ont renié, ils
seront dorénavant à ses pieds. Les noirs, les latinos et les femmes insultés
par lui ont voté fortement contre lui mais les travailleurs blancs des villes
et des campagnes avec leurs femmes ont voté solidement pour lui. Son passé pas
trop reluisant avec la gente féminine a été balayé sous le tapis et oublié.
Les experts,
les sondages, les analystes se sont trompés et ont démontré avec Brexit que
l'on ne peut plus les croire.
Il a inventé
une nouvelle façon de gagner électoralement. Fini la politesse, la vérité, le
respect, la grandeur, l'expertise... Les prochains candidats aux élections dans
les Amériques risquent de vouloir l'imiter. Nous allons en entendre de toutes
les sortes, des "pas-belles et des pas-mûres".
En tout cas,
les futures émissions de nouvelles-télé seront très intéressantes tout comme
celles de la campagne électorale qui vient de terminer. Les grands gagnants sont justement
ces médias qui d'un coup voient le niveau de leur clientèle assuré de demeurer
fidèle et à la hausse.
Félicitations à
Donald Trump et à ses organisateurs qui ont réussi l'impossible. Espérons
qu'ils agiront dorénavant de façon responsable.
IL y a une erreur dans le premier paragraphe de ton texte: "...nous étions tous peinés.,choqués...."
RépondreSupprimerDEs millions de gens étaient heureux et inspirés pae la victoire de Donald Trump.
TU aurais dû écrire : "?..Plusieurs étaient peinés ..." mais pas "tous".
Pour un, j'étais l'homme le plus heureux de la terre et, une confidence, j'ai même versé une larme, de joie, mardi soir!
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