mercredi 9 novembre 2016

En classe Donald , les vacances sont terminées.

En classe Donald , les vacances sont terminées.


Nous avons été nombreux à se lever en ce mercredi matin, lendemain d’une victoire de Donald  Trump auquel nous ne croyions pas ou auquel nous ne voulions croire. Nous étions  peinés, choqués, déçus, inquiets voir  confus. Nous ne comprenions pas d’où venait  cette erreur, comment Trump avait pu nous trompé à ce point. Certes on ne peut dire qu’Hillary Clinton avait mené une mauvaise campagne.

Donald Trump entrera en fonctions le 20 janvier 2017 à titre de Président élu le moins bien préparé de l'histoire américaine, ce n’est pas rien et voilà qui devrait inquiéter. Certains compareront  sa victoire à ce que pourrait ressembler donner les clés du paradis au  diable. L’exemple est un peu fort je l’admets, si je disais « À un amateur dans une ligue de pros ?  Trump devra s’avoir se préparer en accéléré d’ici le 20 janvier  en espérant qu’il sache s’entourer d’hommes et de femmes compétents et apportant l’expérience politique qui lui manque.
Tout au cours de la campagne électorale Trump a soulevé plusieurs politiques de ses prédécesseurs qu’il dit souhaiter modifier ou encore éliminer. Nous ne pouvons qu’espérer qu’il ne soustraira pas l’Obamacare de ses citoyens à moins de faire preuve qu’il puisse faire preuve qu’il le remplacera par un programme plus avantageux et à coût égal ou moindre. En ce qui concerne L'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) qu’ont signé le Président George H.W. Bush, le président Carlos Salinas de Gortari du Mexique ainsi que Brian Mulroney Premier-ministre du Canada le 17 décembre 1992. Modifier cette entente risque d’affecter l’économie canadienne et plus particulièrement celle de l’Ontario et du Québec. Trump se dit contre l’accord de Paris. Cette position du président élu ne doit surprendre lorsque l’on sait qu’une proportion importante de la droite chrétienne ne croit pas aux changements climatiques. Si jamais la position américaine  allait à l’encontre de celle de Justin Trudeau il y aurait là des frictions importantes entre nos deux pays car Trudeau tient à se présenter comme grand défendeur de cet accord.

Oui,  on comprend mal que Trump soit ressorti  victorieux de cette campagne présidentielle. Il n’était pas le candidat  favori  et encore moins le candidat expérimenté. L’électorat américain percevait le candidat à la casquette rouge comme un gagnant,  suscitant l’espoir et qui était prêt à changer le système. Les électeurs l’ont adopté  sans autre analyse ou justification.

J’ai lu aujourd’hui, j’ai écouté aujourd’hui  et j’ai aussi beaucoup réfléchis aux résultats d’hier et à ses conséquences.  On peut  commencer à comprendre le résultat, le sasser, l’analyser  mais il demeure tout de même difficile à accepter  car même si Trump n’est pas notre président, Dieu merci, on ne peut qu’être concerné.

Des différents textes dont j’ai pris connaissance aujourd’hui, celui de mon bon ami Claude Dupras m’a semblé excellent. Claude illustre bien comment les américains sont arrivés  à voter Trump malgré que pour nous au nord du 49 parallèle il ne nous avait pas convaincu  et que l’on souhaitait  la victoire de Hillary Clinton. Il me fait plaisir de vous l’inclure


L'élection en chiffres.

Qui a élu Donald Trump ?


VOTE POPULAIRE
Plus de 124 millions d’électeurs ont voté pour l’un des candidats à la présidence.
Hillary Clinton
47,7 % des votes (59 589 611 de votes)
Donald Trump
47,5 % du vote populaire (59 354 284 millions de votes)
SEXE
Hommes
Trump : 53 %
Clinton : 41 %
Femmes
Trump : 42 %
Clinton : 54 %
ORIGINE ETHNIQUE
Blancs
Trump : 58 %
Clinton : 37 %
Noirs
Trump : 8 %
Clinton : 88 %
Latinos
Trump : 29 %
Clinton : 65 %
Asiatique
Trump : 29 %
Clinton : 65 %
Autres
Trump : 37 %
Clinton : 56 %
ÂGE
18-29 ans
Trump : 37 %
Clinton : 55 %
30-44 ans
Trump : 42 %
Clinton : 50 %
45-64 ans
Trump : 53 %
Clinton : 44 %
65 ans et plus
Trump : 53 %
Clinton : 45 %
NIVEAU DE SCOLARITÉ
Secondaire ou moins (high school)
Trump : 51 %
Clinton : 45 %
Universitaire
Trump : 45 %
Clinton : 49 %
Postuniversitaire
Trump : 37 %
Clinton : 58 %
NIVEAU DE SCOLARITÉ ET ORIGINE ETHNIQUE
Blancs avec un diplôme universitaire
Trump : 49 %
Clinton : 45 %
Blancs sans diplôme universitaire
Trump : 67 %
Clinton : 28 %
Non-Blancs avec un diplôme universitaire
Trump : 23 %
Clinton : 71 %
Non-Blancs sans diplôme universitaire
Trump : 20 %
Clinton : 75 %
NIVEAU DE REVENUS
30 000 $ et moins
Trump : 41 %
Clinton : 53 %
De 30 000 $ à 49 999 $
Trump : 42 %
Clinton : 51 %
De 50 000 $ à 99 999 $
Trump : 50 %
Clinton : 46 %
De 100 000 $ à 199 999 $
Trump : 48 %
Clinton : 47 %
De 200 000 $ à 249 999 $
Trump : 49 %
Clinton : 48 %
250 000 $ et plus
Trump : 48 %
Clinton : 46 %
RELIGION
Protestants ou autres chrétiens
Trump : 58 %
Clinton : 39 %
Catholiques
Trump : 52 %
Clinton : 45 %
Juifs
Trump : 24 %
Clinton : 71 %
Autres religions
Trump : 29 %
Clinton : 62 %
Aucune affiliation religieuse
Trump : 26 %
Clinton : 68 %
ORIENTATION POLITIQUE
Démocrate
Trump : 9 %
Clinton : 89 %
Républicain
Trump : 90 %
Clinton : 7 %
Indépendant ou autre
Trump : 48 %
Clinton : 42 %

Note : Ces chiffres publiés par le New York Times ont été compilés le 8 novembre 2016 par la firme de recherche Edison pour le compte d’un consortium de médias américains. Ces résultats sont basés sur un questionnaire qui a été rempli par 24 537 électeurs répartis dans 350 bureaux de vote aux États-Unis.
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Claude Dupras
9 novembre 2016


Rien n'est plus surprenant de nos jours que la politique ! Et sûrement la mère des surprises est la victoire écrasante et fort étonnante de Donald Trump sur Hillary Clinton.
Tout ce que le Donald a prédit est arrivé. Les États-clefs sont tombés dans son sac. Ses discours ont frappé sans cesse la cible et les surnoms et les slogans avec lesquels il a qualifié ses adversaires, tels "Crooked Hillary", se sont imprégnés dans le mental des électeurs américains. Il a reconnu les causes de l'inquiétude et des misères des américains. Il a proposé des solutions qui pour plusieurs sont irréalistes mais il a été crû par ceux qui souffrent et votent. Pour les connaisseurs, il a perdu lamentablement les débats mais pas pour l'américain moyen qui l'a cru, Les leaders de son parti l'ont renié, ils seront dorénavant à ses pieds. Les noirs, les latinos et les femmes insultés par lui ont voté fortement contre lui mais les travailleurs blancs des villes et des campagnes avec leurs femmes ont voté solidement pour lui. Son passé pas trop reluisant avec la gente féminine a été balayé sous le tapis et oublié.
Les experts, les sondages, les analystes se sont trompés et ont démontré avec Brexit que l'on ne peut plus les croire.
Il a inventé une nouvelle façon de gagner électoralement. Fini la politesse, la vérité, le respect, la grandeur, l'expertise... Les prochains candidats aux élections dans les Amériques risquent de vouloir l'imiter. Nous allons en entendre de toutes les sortes, des "pas-belles et des pas-mûres".
En tout cas, les futures émissions de nouvelles-télé seront très intéressantes tout comme celles de la campagne électorale qui vient de  terminer. Les grands gagnants sont justement ces médias qui d'un coup voient le niveau de leur clientèle assuré de demeurer fidèle et à la hausse.
Félicitations à Donald Trump et à ses organisateurs qui ont réussi l'impossible. Espérons qu'ils agiront dorénavant de façon responsable.


1 commentaire:

  1. IL y a une erreur dans le premier paragraphe de ton texte: "...nous étions tous peinés.,choqués...."
    DEs millions de gens étaient heureux et inspirés pae la victoire de Donald Trump.
    TU aurais dû écrire : "?..Plusieurs étaient peinés ..." mais pas "tous".
    Pour un, j'étais l'homme le plus heureux de la terre et, une confidence, j'ai même versé une larme, de joie, mardi soir!
    https://www.facebook.com/bernard.bujold/media_set?set=a.10157767738270541.1073742132.579350540&type=1&l=aebccb20fb

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