mercredi 2 novembre 2016

VOTRE PROSTATE EST MALADE, VOUS ÊTES ATTEINT DU CANCER

(En ce jour 3 de Noeudvembre  je vous apporte mon témoignage à titre de survivant du cancer de la prostate Vous trouverez en première partie copie d'un blogue publié le 15 septembre 2011)

Votre prostate est malade, vous êtes atteint du cancer

La semaine du 18 au 24 septembre 2011 est la semaine de sensibilisation au cancer de la prostate. J'aimerais que mon histoire puisse contribuer à vous faire comprendre l'anxiété, le stress et l'inquiétude que j’ai connue en novembre 2006 alors qu’après le test de l’APS, une biopsie et autres examens mon urologue m’annonçait que j’étais atteint  ce cancer.
Je veux partager avec vous mon histoire car je suis aujourd’hui un survivant ! 

Quel fut le choc d’apprendre en novembre 2006, que j’avais le cancer de la prostate. On croit que cette maladie n’arrive qu’aux autres, je ne me croyais pas vulnérable. J’ai lors réalisé que je faisais maintenant parti de cette statistique d’un homme sur 7 au Canada qui en est atteint. Maintenant au courant de mon problème, que devais-je faire ? Me faire opérer, subir la radiothérapie ? Compte tenu du résultat de mon APS et de mes résultats de biopsie mon urologue me suggère d’attendre et d’être sous surveillance aux 6 mois. Les anglophones ont un terme gentil pour cela, «  le watch and wait ».
Je me mets à faire des recherches sur l’internet, je  lis tout ce que je trouve, consulte un radio -oncologue. J’aurai bientôt un choix à faire,  soit subir l’ablation, ou la radiothérapie. Les deux solutions me semblent bonnes, laquelle choisir ? Deux ans plus tard mon urologue ayant en main les derniers résultats d’APS et de biopsie m’informe  qu’il est temps de procéder. Quelques semaines de plus à réfléchir. J’opte en juin 2009 pour la radiothérapie. Les quelques semaines de traitement  se passent bien, peu si non aucun effet secondaire, Je  continue mon travail de courtier immobilier et mes autres occupations.

Aujourd’hui, je suis un survivant du cancer de la prostate, Je consulte mon radio-oncologue aux 6 mois et j’ai un APS inférieur à 1. Le souci ne nous quitte pas. L’inquiétude d’une récidive quelconque ou de subir un autre cancer demeure en nous. Malgré tout on vit avec l’espoir, on s’accroche aux statistiques qui sont en notre faveur.

Mon parcours n’est pas unique. Si j’en parle aujourd’hui c’est que nous les hommes, nous ne sommes pas des plus bavards en ce qui à trait à nos maladies, tout particulièrement en ce qui concerne le cancer de la prostate. Si d'avantages d’hommes de plus de 40 ans pouvaient seulement réaliser que le cancer de la prostate est le cancer le plus présent chez l’homme au Canada peut-être verrions-nous d’avantages d’hommes subir ce simple test de dépistage qu’est l’APS.  Ce test m’a sauvé la vie il pourrait aussi sauver celle de votre père, frère, conjoint, ami ou collègue de travail ou encore la vôtre.

En cette semaine de sensibilisation au cancer de la prostate disons ensemble « Halte au cancer de la prostate »

POST SCRIPTUM

Si  j’ai choisi  de publier à nouveau ce blogue  que j’ai publié le 15 septembre 2011 c’est que il m’apparait opportun, en ce jour 3 de la campagne de sensibilisation Noeudvembre,  de partager  avec vous ce texte.
J’espère que lorsque vous aurez lu ce blogue que vous aurez saisit    comment  nous nous  sentons lorsque nous sommes informés que nous sommes atteints du cancer de la prostate.  M’avoir passé sur le corps avec un dix roues n’aurait pas été pire. Heurter un arbre de plein fouet en descendant une pente de ski m’aurait fait moins mal. Oh,  mes docs m’avaient pourtant  tous averti qu’advenant que mes examens soient positifs que les chances de guérisons étaient excellentes. Peut-être que lors de la période pré-diagnostique on écoute moins, que ce n’est pas important  car on ne se croit pas malade. J’étais convaincu que ma petite prostate était en santé. Je n’avais aucun  symptôme, j'étais  toujours convaincu que mon toubib était  dans le champ. Lorsque mon médecin m’a informé de la situation, une sorte de panique avait vite   pris place. Je ne voulais pas voir la mort, j’avais encore pleins de choses à voir et à faire. Mon père est décédé à 63 ans, je me suis toujours fait dire qu’il était dont jeune pour mourir. Depuis 2006, aussi à l’âge de 63 ans j’avais décidé que je mourrai vieux. Mon urologue venait de me donner une méchante jambette.

À LA RECHERCHE D'INFORMATIONS

L’internet vaut bien mieux qu’un Larousse médicale, bien qu’il nous faut apprivoiser l’information qu’on en retire. La quantité d’information est incalculable, beaucoup trop, ça nous rend confus. Je vous mentirais  si je ne vous admettais pas que j’en ai perdu mon latin plus d’une fois. Il s’agit de cliquer que deux mots « CANCER et PROSTATE » et en en moins de deux, nous  faisons  rapidement le tour du monde. Nous visitons nos voisins du sud, la France,  et on revient au Canada. Un ami de jeunesse et lui-même ayant eu le cancer de la prostate et vivant à Toronto  me réfère au site de Prostate Canada situé à Toronto et me fait part  d’un organisme à Montréal du nom de PROCURE. Je n’avais pas tellement besoin de savoir ce qui se faisait en France ou dans d’autres pays européens  ni aux États-Unis.  D’apprendre que dans certains pays  que c’est  un homme sur 8 ou 7 ou encore sur 6 qui serait atteint de ce cancer pernicieux m’importait peu. Ce dont ce que je voulais savoir se limitait essentiellement  à deux choses. La première était pout moi de  connaitre quels des traitements me conviendraient le mieux et d’en apprécier les conséquences. Ma deuxième préoccupation  était de me convaincre  que je pouvais vivre vieux.

MARCHE DU COURAGE

J’ai commencé ma radiothérapie à l’hôpital général de Montréal en juin 2009.  Le 21 juin  2009, dimanche de la Fête des pères,  je participais à ma première Marche du courage de PROCURE qui avait   lieu au parc Jean-Drapeau. J’y ai rencontré plein d’hommes qui comme moi étaient atteints du cancer de la prostate. Je n’étais plus seul. Ces participants à la marche, hommes, femmes et enfants m’ont accueillis, ils m’ont encouragé, les témoignages m’ont rendus plus fort. Je me suis imaginé à une réunion d’une confrérie quelconque.  Je voyais ces hommes fiers de me dire qu’ils étaient des « survivants.» J’ai quitté après cette marche en me disant que moi aussi je serai un survivant   et aujourd’hui  comme un bon  AA  et quand j’ai l’occasion de présenter mon témoignage Je débute toujours en disant « Je me nomme Gaspard et je suis un survivant. »

Si je vous raconte tout ça  c’est que Noeudvembre n’est pas que  de vous parler du cancer de la prostate la maladie, c’est aussi l’occasion de vous dire qu’on peut s’en sortir et qu’on se doit de demeurer optimiste
À bien y penser j’aime mieux voir mon verre à moitié plein, Oui j’avais raison en 2006 de dire que je peux vivre vieux, et ce n’est pas le cancer de la prostate qui va m’emporter. Je me suis réconcilié avec mon cancer.  Je dois beaucoup à PROCURE, et j’ai une dette certaine envers ces hommes que j’ai rencontrés lors de ma participation à ma première Marche du Courage. Je suis aussi grandement reconnaissant envers ces médecins, urologues, chercheurs et autres professionnels de la santé qui non seulement soignent  mais qui cherchent aussi  les causes de ce cancer  en plus d’apprendre comment l’éliminer.


Être bénévole auprès de PROCURE  c’est ma façon toute simple de dire merci. Si la contribution  que j’apporte  peut contribuer à faire grandir PROCURE.  Je vivrai non seulement vieux mais aussi heureux.




Drs Fred Saad et Micael McCormack
co-auteurs
Ce bouquin est disponible chez PROCUREa toute personne atteinte
du cancer de la prostate

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