vendredi 25 novembre 2016

PROCURE c'est aussi d'aider l'homme à apprivoiser son cancer de la prostate

Il y a  quelques années j’avais écrit quelques blogues  concernant mes expériences personnelles avec le cancer de la prostate  et aussi de mon bénévolat avec PROCURE. Il me fait plaisir de vous présenter aujourd'hui deux de mes textes.

 

PRÉAMBULE

 

Un service d’écoute c’est de pouvoir aider, de redonner confiance et d’encourager celui qui est atteint du cancer de la prostate ou encore un proche de celui-ci.

PROCURE  offre aujourd’hui un service de soutien  à la fine pointe et unique au Québec.  PROCURE  sait fort bien qu’il faille aider le patient à se libérer de la peur de l’inconnu afin qu’il puisse prendre les décisions éclairées qui lui incombent. Un accès téléphonique (1-855-899-2873)  à des infirmiers (ères) tous spécialisés en urologie est disponible afin  d’écouter, de soutenir et de renseigner. Ce service est évidemment entièrement gratuit et confidentiel.

 

Ce service d’écoute avec un personnel infirmier est relativement nouveau et est disponible grâce aux campagnes de financement de PROCURE et de votre générosité. J’ai personnellement fait avec d’autres survivants partie  de la première génération  du service de soutien PROCURE et c’est d’ailleurs le sujet de mes deux textes d’aujourd’hui.

 

 

3 octobre 2011

 

L’INQUÉTUDE ET LE DÉSESPOIR PEUVENT ÊTRE PIRE QUE LA MALADIE

 

Bob est rongé par l’inquiétude….

PROCURE  qui entre autres offre un service de soutien aux hommes atteints du cancer de la prostate m’a récemment demandé de communiquer avec Bob, pas son vrai non, car il venait d’apprendre que l’on doutait un cancer de la prostate. Bob a 65 ans, vit seul, retraité  et ne semble avoir personne à qui partager ses quiétudes ainsi que son questionnement face a la maladie. À sa connaissance il n’y aurait aucune incidence de cancer dans sa famille.

Bob n’est pas souvent à la maison ou du moins il ne répond pas toujours à ses appels téléphoniques. De plus il n’a pas de boite vocale, impossible de lui faire part de mes tentatives de le rejoindre et de lui laisser savoir que je veux répondre à sa demande d’aide. Mes tentatives de le rejoindre se font à différents moments du jour. Peine perdu quatre jours de tentatives je ne le rejoins toujours pas.  Hier finalement je le rejoins, Un « Allo » dont le timbre traduit la déprime peut-être même son désespoir. Je me présente en lui mentionnant que je réponds à son appel d’aide adressé quelques jours plus tôt et que je suis moi-même un survivant du cancer de la prostate.
Rapidement, presque en rafale Bob me fait part de ses questions. De plus il me mentionne qu’il vit depuis 24 heures une douleur thoracique. Je m’inquiète de cette douleur et je lui suggère de consulter. Bob me questionne afin de trouver réponses à ses questions et en même temps il me questionne sur mon acheminement. Je tente de le calmer, et je lui demande me parler de lui. C’est suite à des analyses sanguines (un APS de 4.7) et l’examen de son médecin qu’il est en attente de subir prochainement une biopsie. On sent facilement son inquiétude et son désespoir face à la possibilité de se faire confirmer un cancer de la prostate. Subir la biopsie l’inquiète tout autant que le résultat à venir. Ces questions tournent au tour de la durée d’une biopsie, la douleur, bref comment ça se passe. Après l’avoir écouté quelques minutes je lui parle de mon cas. Je lui fais part qu’à priori son cas me rappelle le mien. Que mon premier test d’APS se situait aussi à 4 quelque chose et que mon médecin de famille m’avait  référé à un urologue. La visite  chez l’urologue s’était bien passée. Il m’a  alors expliqué qu’une  biopsie serait nécessaire.  Quelques semaines plus tard j’apprends qu’on avait découvert 4 cellules cancéreuses. Je lui mentionne que tous les cas ne sont pas identiques mais qu’en ce qui concernait  mon cas, mon urologue voulait me mettre sur surveillance et en attente. « Wait and watch program ». Ce qui veut dire qu’il voulait suivre l’évolution de mon cancer  aux six mois avant de me faire des recommandations de traitement. Je répète à Bob que chaque cas est unique et qu’il doit garder espoir. Je lui mentionne trois possibilités.
1.     la biopsie pourrait possiblement indiquer qu’il n’y avait pas de cellules cancéreuses.
2.     Que si la biopsie identifiait des tumeurs cancéreuses,  son médecin voudra peut-être attendre avant de lui suggérer l’ablation ou autre plan de traitement
3.     Que si au pire il devait subir l’ablation ou autre traitement Bob devrait se compter chanceux d’avoir découvert son cancer à temps et que les chances de survis sont excellentes.

Suite à une dizaine de minutes passées au téléphone avec Bob je lui offre  partager mon numéro de téléphone avec lui  et qu’il pourra me téléphoner s’il en ressent le besoin. Il m’en remercie et termine la conversation en me remerciant, qu’il avait grandement apprécié mon aide et me prie de l’appeler à nouveau. Je ressens dans cette demande l’insécurité….

Aujourd’hui au lendemain de ma conversation avec Bob je pense à lui, sa douleur thoracique m’inquiète. Je viens de lui parler il se sent un peu mieux et attribue sa douleur à la poitrine à une chute et que les comprimés Tylenols, qu’il prend, semblent faire effet. Je sens que son rendez-vous pour sa biopsie du 3 novembre prochain le stress et je lui offre s’il le veut de l’accompagner à l’hôpital Montreal General.


22 décembre, 2011

UN NOËL BLANC

Qui n’a pas chanté ou entendu ce chant en cette période de réjouissances?
Mon Noël je le souhaite tout blanc et je m’en fous s’il n’y a pas de neige car mon Noël je le voie blanc comme dans « absence de. » Un Noël sans bobo, sans malaise, sans maladie et encore plus sans mortalité.
Depuis septembre, PROCURE me réfère des hommes qui ont appris récemment  qu’ils sont atteints du cancer de la prostate. Ils ont tous des besoins communs  soit de comprendre, d’accepter et de se sentir sécurisé. Je leur offre mon écoute. Je réponds, guidé par la limite de mes connaissances à leurs questionnements et à leurs besoins de savoir.
En les écoutant je revis mon parcours lorsque j’ai aussi  appris que j’étais atteint de cette maladie qui touche au Canada un homme sur sept. À l’automne 2006 je me sentais seul mais je ne savais comment l’admettre. Je me refoulais, je recherchais de l’information   sur l’internet, je cherchais aussi à comprendre, à me sécuriser. Comme j’aurais aimé parler à un survivant, mais à qui et où le trouver?

PROCURE offre ce service d’écoute et j’en fais maintenant  partie. À parler avec ces hommes je tente de leur apporter du confort, de les soutenir et de leur faire sentir qu’ils ne sont pas seuls.
Aujourd’hui 22 décembre j’avais à écouter une personne, opérée il y a peine quelques semaines. Cette personne au réveil suite à l’opération a appris qu'on avait trouvé des métastases qui heureusement semblaient localisées. Il devra subir de l’hormonothérapie. Il n’a que 50 ans, et en plus comble de malheur  il a perdu son emploi cet été.
J’ai aussi fait aujourd’hui un suivi téléphonique avec un autre patient avec qui j’avais causé le 1er novembre dernier. Il fut opéré en début de mois, il est à la maison et se porte bien compte tenu des circonstances.

Ces deux hommes bien qu’ils vivent différents grades de cancers ont tous  deux un point en commun celui de vouloir fêter le prochain Noël  dans l’espoir qu’ils seront  aussi des survivants. Je leur souhaite un Noël blanc et qu’ils vivent tous deux cette période de festivités dans la joie et le bonheur entourés de ceux qu’ils aiment et qui les aiment.



Pour plus d’informations sur le cancer de la prostate cliquer www.procure.ca

mardi 15 novembre 2016

Un personnage qui ne peut nous laisser indifférent.




Un personnage qui ne peut nous laisser indifférent.

  

Son Éminence le cardinal Paul-Émile Léger c’était à l’époque la façon d’interpeller celui qui était archevêque de Montréal. Léger est décédé le 13 novembre 1991 il y a vingt cinq ans. Une cérémonie commémorative en son honneur a eu lieu le 13 novembre dernier à la  Cathédrale Marie Reine du Monde.
De rappeler le décès de ce personnage  m’a rappelé des souvenirs de cet homme  qui a marqué la vie  d’un grand nombre de familles québécoises et qui sur un plan plus personnel m’a  aussi marqué.

Une leçon d’humilité pour la ville de Québec


Je n’avais que dix ans quand Léger qui était alors archevêque du diocèse de Montréal fut nommé cardinal. Je demeurais  à l’époque  à Québec et je me souviens que  le tout Québec était un peu sous le choc de voir un évêque  de Montréal  accéder à ce haut poste de l’Église romaine. Pour des considérations historiques les citoyens de la ville de Québec croyaient tous que la fonction revenait  de droit à Monseigneur Maurice Roy qui était alors l’évêque du diocèse de Québec. La compétition entre la ville de Québec et de Montréal ne date pas que de la période Nordiques / Canadiens,  elle existait aussi en 1952. À l’époque il n’y avait que deux cardinaux au Canada l’un à Québec, le plus vieux diocèse canadien et l’autre à Toronto.  Tout le monde s’attendait que celui qui remplacerait  le cardinal Rodrigue Villeneuve, décédé en 1947 serait monseigneur Roy. Roy sera nommé cardinal à son tour en 1965.


« Montréal, ô ma ville… »

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont présentés  par temps froid en ce 29 janvier 1953 à la gare Windsor afin d’accueillir celui qui sera dorénavant connu à titre du premier cardinal représentant le diocèse de Montréal. Natif de Saint- Anicet, Léger  connaissait mal le sens de l’humilité  et en voyant la foule et tout vêtu de rouge, Léger prononce alors ces paroles qui resteront célèbres : «Montréal, ô ma ville, tu as voulu te faire belle pour recevoir ton prince!»  Effectivement il fut reçu comme un prince et les montréalais étaient en délire, ils venaient d’en gagner une sur la ville de  Québec.

Quand les cardinaux étaient des Princes de l'Église

Son éminence ne se gênait  pas à s’identifier comme un prince, tout spécialement comme prince de l’Église et de son Pape, mais ce qu’il ne savait pas c’est que l’on s’apprêtait bientôt  à mettre fin de cette tradition.
L’Église catholique romaine  avait encore dans les années 50  un protocole voir une étiquette qui lui était propre et un respect sans bornes des titres et de l’hiérarchie. Les cardinaux par un décret portaient le titre de Prince de l’église.
Léger semblait adhérer grandement au principe que «plus le prestige du Sacré Collège sera élevé dans l'estimation générale, plus sera grand l'honneur rendu au Souverain Pontife et au Sacré Collège», Résider dans un appartement ne correspondait et ne suffisait plus au rang du personnage. Le palais épiscopal devait aussi afficher les armoiries cardinalesques  au dessus de la porte d’entrée qui devait donner accès à la salle du trône en prévision d’une visite éventuelle du pape. Il était alors aussi convenu que les cardinaux devaient aussi avoir préséance sur  tous à l’exception des  Souverains et des Princes héréditaires. De plus les vêtements d’apparat de couleur rouge étaient de rigueur et faisaient aussi partie du cérémoniale, incluant la traîne cardinalice de 12 mètres qui fut réduit à 8 mètres par le bon pape Pie XII. Heureusement, c’est à l’occasion du Concile Vatican II (1962-1965) que furent abolies ces pratiques instituées sous le pontificat de Pie XI.

La photo d’un gamin

Quelques jours plus tard, suivant son retour à Montréal, le cardinal de rend à la Vieille capitale  rencontrer monseigneur Roy. Bien qu’encore déçu les québécois l’accueilleront avec respect. Tel que l’exigeait à l’époque le protocole et come Duplessis  aimait le nommer « Le pot-à-colle » le cardinal avait droit à une rencontre avec le Lieutenant-gouverneur du Québec.  Contrairement aux habitudes cette rencontre s’est faite à la résidence officielle de celui-ci, le Bois de Coulonge et non à ses bureaux au parlement. Vous pouvez vous douter que l’enfant de dix ans que j’étais vivait un certain émerveillement de savoir que ce Prince de l’Église était dans le salon à causer avec le représentant de  la reine non encore couronnée Élizabeth ll. J’ai voulu à l’aide de ma caméra brownie de Kodak perpétué le moment  à la sortie de ces deux vénérables religieux. Admettons que c’était le seul endroit que je pouvais me trouver sans nécessairement avoir le droit d’importuner  ces distingués visiteurs et encore moins jouer au photographe.
J’ai ensuite envoyé une lettre à ces deux personnalités accompagnée de cette photo en noir et blanc. Plus tard j’ai reçu des deux une photo du genre plus officielle  et je me souviens fort bien que celle du cardinal était de loin la plus guindée. Je n’ai malheureusement plus ces photos. Serait-ce que le gamin qui a pris la photo avait raison de croire que cette photo méritait d’avantage une place dans son album photo pendant soixante quatre  ans?

Jorge Mario Bergoglio



Si le Concile Vatican II (1962-65) a allégé et dépoussiéré certains aspects de la culture et des habitudes du clergé il nous faut conclure que le Vatican est quelque peu lent dans sa poursuite de rendre l’Église plus ouverte et moderne et démocratique. L’image du Pape Benoit XVI, en dit long, alors qu’il est assis sur son trône, avec les vêtements d’apparat et sa croix en or. Quant à lui le bon pape François prône la simplicité, son fauteuil de bois, ses souliers noirs et sa croix de métal. Benoit demeurait dans sa suite papale au Vatican alors que Benoit demeure dans un couvent.   Il nous faudra quelques autres  papes de la trempe de  Jorge Mario Bergoglio avant de voir le changement souhaité. On ne peut espérer qu’une institution vieille de deux mille ans puisse changer à l’intérieur du mandat  d’un seul pape.


Le cardinal Paul-Émile Leger
et Monseigneur Maurice Roy quittent
le Bois de Coulonge
résidence du Lieutenant-gouverneur
Benoit XVll  et François
Vive la différence.

samedi 12 novembre 2016

La force des mots

La force des mots


(À l’occasion de la campagne Noeuvembre j’ai pensé, en ce samedi , partager ce texte que j’avais publié le 12 mars, 2012. Quand je relis ces témoignages et que je pense à tous ceux, dont certains amis proches qui souffrent aujourd’hui des complications face à cette maladie ou encore qui vivent une récidive j’ai le cœur blessé.)


En février dernier j’avais trouvé en faisant certaines recherches sur l’Internet le site du Journal New York Times / Picture your life after cancer. Le New York Times  invitait  les survivants du cancer à soumettre  leurs photos ainsi qu’un court témoignage.
J’avais en février parcouru ce recueil de témoignages et j'ai répété ce geste à quelques reprises depuis. J’y ai lu des témoignages d’hommes et de femmes, jeunes et moins jeunes dont tous avaient ce point commun; ils étaient tous des survivants du cancer. Leurs témoignages étaient variés. Nombreux d’entres eux mentionnaient leur surprise et le choc qu’ils ont vécu au moment d’apprendre qu’ils étaient atteints d’un cancer. Plusieurs avaient aussi vécu au cours des années plus d’un cancer. Souvent leur témoignage nous mentionnait comment ce cancer avait modifié leur vie. Ce qui  était autrefois important ne l’était plus et  comment ils appréciaient maintenant la vie. Certains avaient perdu la crainte de mourir. D’autres leurs attitudes  ou la façon d’entrevoir la vie avaient changé. Plusieurs sont aujourd’hui des bénévoles et ou de portes paroles au sein de différents organismes  qui font la lutte à cette terrible maladie qu’est le cancer.
De lire à l’occasion ces témoignages me rend personnellement plus fort face à la maladie et me fait réaliser que je ne suis pas le seul survivant, et non plus le dernier. On peut s’en sortir si l’on est atteint du cancer de la prostate cependant  un grand nombre de survivants ont dû faire face à des traitements beaucoup plus complexes, agressifs, souffrants et que les effets secondaires les auront marqués pour la vie. Leur vison, leur état d’âme leur positivisme m’encourage dans mon quotidien.
Je ne connais pas ces personnes mais sûrement que la grande majorité de ceux-ci représente monsieur et madame tout le monde et ce qui m’impressionne c'est leurs façons de s’exprimer et d’entrevoir la vie comme survivant. Je veux donc partager avec vous quelques uns de ces témoignages.

Traduction libre

·        Ma vie n’est pas différente après le cancer. Toutefois mes relations après le cancer le sont.

·        Après avoir appris que j’étais atteint d’un cancer j’ai dis à mon épouse « Je ne préoccuperai pas de ce que la vie aurait pu être...   Je risque maintenant d’avantage et j’apprécie les autres personnes plus qu’elles peuvent le réaliser. Je suis aussi devenu bêtement honnête en demandant aux hommes de se soumettre régulièrement à des  examens de dépistages quelque soit l’inconfort ou la gêne. »
·        « Oui, j'ai choisi cette photo d’un coucher de soleil car un coucher n'est pas une fin mais que le soleil se lève également »
·       «  Je ne me sens plus eternel. La notion de « vivre pour le pour le moment présent » a soudainement pour moi tout son sens, les plaisirs simples sont amplifier, la famille et les amis sont d’avantage appréciés. Curieusement mon cancer est en quelque sorte un cadeau pour moi, J’apprécie tellement plus ma vie. »
·       «  Je suis heureux d’être en vie et je ne crains plus de mourir. »
·        « Si je connais une personne atteinte d'un cancer j’ai maintenant une licence pour en causer avec elle, sans détours ou cachette. Je sais maintenant comment elle se sent. »

·        « Dans un premier temps j'aurais écrit sur les effets secondaires du cancer de la prostate. Maintenant je réalise que ce qu’il y a plus de changé c’est que je suis plus présent pour ma famille, dans mon quotidien. Je suis reconnaissant pour le temps qu’il me reste sachant qu’il aurait pu m’en manqué. »

« Plus de 1,200 personnes ont répondu à l’appel du New York Times ces gens témoignent tous à leurs façon de leur gratitude d’être aujourd’hui un survivant. Si vous avez parmi les membres de votre famille, de vos amis ou collègues de travail des gens atteint d’un cancer n’hésitez pas à leurs faire connaître ce site. Ils y trouveront surement un témoignage qui les allumera  afin qu’ils puissent aussi à leur tour croire qu’ils sont des survivants et qu’il y a un lendemain pour eux. »







Afin de retrouver ce collage de témoignages  Je vous invite à cliquer
1.     cliquer www.nytimes.com
2.     ensuite dans la boite search taper “ Picture your life after cancer”
3.     dérouler / voir “A picture collage of life after cancer”



Gaspard Fauteux
3 mars,2012



https://jelefaispour.procure.ca/fr/participants/750/gaspard-fauteux 

mercredi 9 novembre 2016

En classe Donald , les vacances sont terminées.

En classe Donald , les vacances sont terminées.


Nous avons été nombreux à se lever en ce mercredi matin, lendemain d’une victoire de Donald  Trump auquel nous ne croyions pas ou auquel nous ne voulions croire. Nous étions  peinés, choqués, déçus, inquiets voir  confus. Nous ne comprenions pas d’où venait  cette erreur, comment Trump avait pu nous trompé à ce point. Certes on ne peut dire qu’Hillary Clinton avait mené une mauvaise campagne.

Donald Trump entrera en fonctions le 20 janvier 2017 à titre de Président élu le moins bien préparé de l'histoire américaine, ce n’est pas rien et voilà qui devrait inquiéter. Certains compareront  sa victoire à ce que pourrait ressembler donner les clés du paradis au  diable. L’exemple est un peu fort je l’admets, si je disais « À un amateur dans une ligue de pros ?  Trump devra s’avoir se préparer en accéléré d’ici le 20 janvier  en espérant qu’il sache s’entourer d’hommes et de femmes compétents et apportant l’expérience politique qui lui manque.
Tout au cours de la campagne électorale Trump a soulevé plusieurs politiques de ses prédécesseurs qu’il dit souhaiter modifier ou encore éliminer. Nous ne pouvons qu’espérer qu’il ne soustraira pas l’Obamacare de ses citoyens à moins de faire preuve qu’il puisse faire preuve qu’il le remplacera par un programme plus avantageux et à coût égal ou moindre. En ce qui concerne L'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) qu’ont signé le Président George H.W. Bush, le président Carlos Salinas de Gortari du Mexique ainsi que Brian Mulroney Premier-ministre du Canada le 17 décembre 1992. Modifier cette entente risque d’affecter l’économie canadienne et plus particulièrement celle de l’Ontario et du Québec. Trump se dit contre l’accord de Paris. Cette position du président élu ne doit surprendre lorsque l’on sait qu’une proportion importante de la droite chrétienne ne croit pas aux changements climatiques. Si jamais la position américaine  allait à l’encontre de celle de Justin Trudeau il y aurait là des frictions importantes entre nos deux pays car Trudeau tient à se présenter comme grand défendeur de cet accord.

Oui,  on comprend mal que Trump soit ressorti  victorieux de cette campagne présidentielle. Il n’était pas le candidat  favori  et encore moins le candidat expérimenté. L’électorat américain percevait le candidat à la casquette rouge comme un gagnant,  suscitant l’espoir et qui était prêt à changer le système. Les électeurs l’ont adopté  sans autre analyse ou justification.

J’ai lu aujourd’hui, j’ai écouté aujourd’hui  et j’ai aussi beaucoup réfléchis aux résultats d’hier et à ses conséquences.  On peut  commencer à comprendre le résultat, le sasser, l’analyser  mais il demeure tout de même difficile à accepter  car même si Trump n’est pas notre président, Dieu merci, on ne peut qu’être concerné.

Des différents textes dont j’ai pris connaissance aujourd’hui, celui de mon bon ami Claude Dupras m’a semblé excellent. Claude illustre bien comment les américains sont arrivés  à voter Trump malgré que pour nous au nord du 49 parallèle il ne nous avait pas convaincu  et que l’on souhaitait  la victoire de Hillary Clinton. Il me fait plaisir de vous l’inclure


L'élection en chiffres.

Qui a élu Donald Trump ?


VOTE POPULAIRE
Plus de 124 millions d’électeurs ont voté pour l’un des candidats à la présidence.
Hillary Clinton
47,7 % des votes (59 589 611 de votes)
Donald Trump
47,5 % du vote populaire (59 354 284 millions de votes)
SEXE
Hommes
Trump : 53 %
Clinton : 41 %
Femmes
Trump : 42 %
Clinton : 54 %
ORIGINE ETHNIQUE
Blancs
Trump : 58 %
Clinton : 37 %
Noirs
Trump : 8 %
Clinton : 88 %
Latinos
Trump : 29 %
Clinton : 65 %
Asiatique
Trump : 29 %
Clinton : 65 %
Autres
Trump : 37 %
Clinton : 56 %
ÂGE
18-29 ans
Trump : 37 %
Clinton : 55 %
30-44 ans
Trump : 42 %
Clinton : 50 %
45-64 ans
Trump : 53 %
Clinton : 44 %
65 ans et plus
Trump : 53 %
Clinton : 45 %
NIVEAU DE SCOLARITÉ
Secondaire ou moins (high school)
Trump : 51 %
Clinton : 45 %
Universitaire
Trump : 45 %
Clinton : 49 %
Postuniversitaire
Trump : 37 %
Clinton : 58 %
NIVEAU DE SCOLARITÉ ET ORIGINE ETHNIQUE
Blancs avec un diplôme universitaire
Trump : 49 %
Clinton : 45 %
Blancs sans diplôme universitaire
Trump : 67 %
Clinton : 28 %
Non-Blancs avec un diplôme universitaire
Trump : 23 %
Clinton : 71 %
Non-Blancs sans diplôme universitaire
Trump : 20 %
Clinton : 75 %
NIVEAU DE REVENUS
30 000 $ et moins
Trump : 41 %
Clinton : 53 %
De 30 000 $ à 49 999 $
Trump : 42 %
Clinton : 51 %
De 50 000 $ à 99 999 $
Trump : 50 %
Clinton : 46 %
De 100 000 $ à 199 999 $
Trump : 48 %
Clinton : 47 %
De 200 000 $ à 249 999 $
Trump : 49 %
Clinton : 48 %
250 000 $ et plus
Trump : 48 %
Clinton : 46 %
RELIGION
Protestants ou autres chrétiens
Trump : 58 %
Clinton : 39 %
Catholiques
Trump : 52 %
Clinton : 45 %
Juifs
Trump : 24 %
Clinton : 71 %
Autres religions
Trump : 29 %
Clinton : 62 %
Aucune affiliation religieuse
Trump : 26 %
Clinton : 68 %
ORIENTATION POLITIQUE
Démocrate
Trump : 9 %
Clinton : 89 %
Républicain
Trump : 90 %
Clinton : 7 %
Indépendant ou autre
Trump : 48 %
Clinton : 42 %

Note : Ces chiffres publiés par le New York Times ont été compilés le 8 novembre 2016 par la firme de recherche Edison pour le compte d’un consortium de médias américains. Ces résultats sont basés sur un questionnaire qui a été rempli par 24 537 électeurs répartis dans 350 bureaux de vote aux États-Unis.
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Claude Dupras
9 novembre 2016


Rien n'est plus surprenant de nos jours que la politique ! Et sûrement la mère des surprises est la victoire écrasante et fort étonnante de Donald Trump sur Hillary Clinton.
Tout ce que le Donald a prédit est arrivé. Les États-clefs sont tombés dans son sac. Ses discours ont frappé sans cesse la cible et les surnoms et les slogans avec lesquels il a qualifié ses adversaires, tels "Crooked Hillary", se sont imprégnés dans le mental des électeurs américains. Il a reconnu les causes de l'inquiétude et des misères des américains. Il a proposé des solutions qui pour plusieurs sont irréalistes mais il a été crû par ceux qui souffrent et votent. Pour les connaisseurs, il a perdu lamentablement les débats mais pas pour l'américain moyen qui l'a cru, Les leaders de son parti l'ont renié, ils seront dorénavant à ses pieds. Les noirs, les latinos et les femmes insultés par lui ont voté fortement contre lui mais les travailleurs blancs des villes et des campagnes avec leurs femmes ont voté solidement pour lui. Son passé pas trop reluisant avec la gente féminine a été balayé sous le tapis et oublié.
Les experts, les sondages, les analystes se sont trompés et ont démontré avec Brexit que l'on ne peut plus les croire.
Il a inventé une nouvelle façon de gagner électoralement. Fini la politesse, la vérité, le respect, la grandeur, l'expertise... Les prochains candidats aux élections dans les Amériques risquent de vouloir l'imiter. Nous allons en entendre de toutes les sortes, des "pas-belles et des pas-mûres".
En tout cas, les futures émissions de nouvelles-télé seront très intéressantes tout comme celles de la campagne électorale qui vient de  terminer. Les grands gagnants sont justement ces médias qui d'un coup voient le niveau de leur clientèle assuré de demeurer fidèle et à la hausse.
Félicitations à Donald Trump et à ses organisateurs qui ont réussi l'impossible. Espérons qu'ils agiront dorénavant de façon responsable.


mardi 8 novembre 2016

Les américains écriront-ils mardi une nouvelle page de leur histoire ?


Les américains écriront-ils mardi une nouvelle page de leur histoire ?
Tout fut dit et tout fut écrit sur cette campagne à la présidentielle américaine. Cette campagne fut probablement la plus médiatisée non seulement aux États-Unis mais aussi dans la plus part des grands pays industrialisés. La course entre Clinton et Trump a soulevé l’intérêt du monde entier car le résultat, peut importe qui en sortira vainqueur, est inquiétant pour plusieurs. Les États-Unis d’Amérique exerce tellement une grande influence dans le quotidien du monde entier qu’on a presque le goût de s’impliquer je dirais même que nombreux sont les canadiens qui souhaiteraient avoir le droit de voter mardi le 8 novembre. On ne peut être voisin d’une puissance politique et économique sans ne pas se sentir engagé.
L’élection américaine version 2016 c’est en partie l’histoire d’un peuple segmenté et dont une partie se sent désabusée, abandonné désillusionné voir trompé par ses élus. Trump semble avoir compris cela dès le début des préliminaires. Trump s’est présenté au peuple américain comme une vierge politique, homme d’affaire prospère, ne devant rien au système et prétend  donc être capable de remettre le pays sur les roues laissant ainsi croire que tout ne va pas bien en Amérique.
De mémoire je ne me souviens pas d’avoir autant d’amis et connaissances qui ont suivi la campagne présidentielle américaine que cette année Bien que cette élection se passe presque dans notre cour les québécois habituellement suivent cette course avec une oreille distraite et avec un certain désintéressement. Cette année les québécois se sont intéressés d’avantage à cette course à la présidentielle car la présence au début du sénateur du Vermont  Bernie Saunders, dans le camp démocrate, nous parlait un langage politique que nous les canadiens reconnaissions. Nous avons porté attention à la course républicaine peut-être pour les mauvaises raisons. Nous cherchions à comprendre ce que Donald Trump ce richissime américain, sans passé politique faisait dans la course. Nous suivions cet individu à la casquette rouge afin d’apprendre à notre réveil quelles insultes il avait lancées et à qui? À chaque matin Trump nous surprenait d’une déclaration à dormir debout. Ses prouesses, désirs et fantasmes sexuels n’avaient plus de secrets pour la population américaine. Il aura aussi été le seul candidat à une présidentielle à ne pas avoir produit une déclaration de ses actifs, ni d’avoir informé les électeurs si effectivement il payait des impôts.
Alors qu’il devait rassurer et sécuriser la nation américaine il a réussit à faire tout le contraire. Hier un ami m’a dit sur Facebook « j’ai peur de la légitimité qu'à donné Trump aux xénophobes, racistes, sexistes et homophobes de tout acabit »
Sont nombreux ceux qui s’inquiètent d’une victoire de Trump mardi, comme le disait le capitaine Bonhomme, « Les sceptiques seront confondus. »
Alors à ceux qui s’inquiètent allez et dormez en paix Madame Hillary Clinton, selon moi,  sera élue demain la première Présidente dans l’histoire des États-Unis d’Amérique.  Les rebondissements des dernières semaines que se soient les déclarations misogynes du candidat ainsi que des douze femmes qui confirment avoir été agressées ou encore la réouverture de l’investigation de la FBI concernant les courriels qu’auraient reçu ou envoyé Clinton ont probablement eu comme seule incidence de permettre aux candidats de s’échanger quelques points dans les sondages.
Curieuse élection quand même alors que l’on peu supposer que ni le candidat républicain ni la candidate démocrate n’étaient désirés. Certains vous diront qu’ils ont voté avec un certain dédain, d’autres vous diront qu’ils ont voté pour car ils ne pouvaient voter contre ou encore qu’ils ont voté contre car ils ne pouvaient voter pour.

Reste à savoir, si effectivement Clinton gagne mardi,   ce que Madame la Présidente portera le 20 janvier lors de son assermentation.

samedi 5 novembre 2016

UN PRODUIT SIGNÉ LAWRENCE STROLL

UN PRODUIT SIGNÉ LAWRENCE STROLL
 


Le jeune Lance Stroll, un jeune canadien, montréalais qui demeure présentement en Suisse avec son riche papa milliardaire et sa famille vient de rejoindre les grands de la course automobile. Son histoire est aussi celle de son père Lawrence.

Stroll père originaire de Montréal n’a pas encore 50 ans et sa fortune est déjà évalué 2,4 Milliard$. Stroll en fin des années 1990 dirige la compagnie  Tommy Hilfiger qui appartient alors à son père Leo Strulovitch.   Stroll et Silas Chow de Hong Kong  investissent  aussi afin d’obtenir les licences commerciales canadiennes de Pierre Cardin et Ralph Lauren. Au début des années 2000 Stroll et Chow acquiert Asprey & Garrard cette orfèvrerie londonienne historique et de grand renon et qui date de 1791. C’est d’ailleurs Asprey & Garrard  qui crée la « America Cup » trophée remis  à  cette compétition nautique internationale à la voile depuis 1857.

LES JOUETS DE LAWRENCE

 Assurément si son fils a un intérêt pour la course automobile depuis l’âge de 11 ans  c’est surement que le papa et le fils partagent le même ADN car voyez-vous Stroll senior est aussi propriétaire du Circuit Mont-Tremblant, de la concession Ferrari à Montréal. On dit qu’il possède 25 Ferrari  incluant  la F60Ferrari dont le coût d'acquisition est de 2,5M$ , seulement 10 copies furent produites afin de célébrer le 60e anniversaire de cette compagnie. En 2013 il aurait aussi fait l’acquisition d’une Ferrari  1967, 275 GTB/4*S NART Spider, en 2013, pour la modique somme de 27,5M $US  lors d’un encan  en Californie. L’histoire ne le mentionne  pas mais je m’imagine facilement l’ampleur de la collection de d’autos miniatures Ferrari de type Dinky toys que le jeune Stroll possède ou a possédée.

Surement il existe un fil conducteur entre la passion pour les voitures de performance de Stroll et la passion que semble avoir le fils pour la course automobile.  Surement le père ne sera pas satisfait des résultats de son fils tant que celui-ci n’aura pas conquis le nombre de podiums nécessaires  lui permettant d’être consacré champion du monde de la F1 tout comme l’a fait un autre québécois Jacques Villeneuve en 1997 sur une Williams-Renault.

Que voudra maintenant faire Lawrence Stroll? Voudra-t-il peut-être acquérir la piste de course Gilles-Villeneuve, d’acheter les droits du Grand-Prix du Canada   ou voudra-t-il être tout au haut de la pyramide et être propriétaire de la
FOA   Formula One Administration propriété aujourd’hui de Bernie Ecclestone qui est âgé de 86 ans. Peut-être voudra-t-il tous les trois ? Ces hypothèses ne peuvent être exclus, pas plus d’ailleurs que de former sa propre écurie ou d’en former une de toutes pièces comme la voulu la rumeur il y a quelques années.

ON PEUT ACHETER UN VOLANT MAIS PAS LA VICTOIRE.

En attendant de diversifier ses investissements dans ce sport de riches, Stroll père voudra avant tout s’assurer que le passage du jeune Lans de la Formule 3  à la Formule 1 se fasse sans anicroches et que fiston soit bien entouré en cette période formatrice.
Depuis l’âge de sept ans Stroll remporte de nombreux titres et prix en karting, l'âge de neuf ans il se joint à la Ferrari Driver Academy , un an plus tard on le retrouve déjà  derrière le volant d’une F4.
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 Plus tôt cette semaine déjà sacré champion du monde en F3 en 2017 il semble avoir suffisamment impressionné afin de se  faire offrir le deuxième volant de l’équipe Williams. Bien que ça ne soit pas une grande surprise en soit, force est d’admettre que le saut en F1 directement de la F3 sans avoir fait son temps en GP2 et GP3 que la chose est à tout le moins surprenante. Ce saut est rare en course automobile et peut de pilotes ont connu par la suite de grands succès. Deux situations peuvent justifier une telle démarche, soit que le pilote ressort vraiment du  peloton ou encore  que le pilote soit fortement commandité et qu’une écurie ne soit plus qu’heureuse de recruter un pilote à rabais. On peut que constater que. Le père adore la course automobile et a l’habitude d’acheter ce qu’il aime, mais surtout,  ce qu’il veut afin d’arriver à ses fins. Quant à l’écurie Williams, qui  a obtenu que des résultats mitigés depuis les années 2000 malgré que depuis quatre ans les choses semblent se corriger. Williams semble avoir des choix stratégiques à faire et préfère d’avantage investir dans l’automobile plutôt que le pilote.  Cette façon de concevoir les choses expliquerait l’intérêt possible de Williams de recruter  un pilote, fortement commandité, qui vient sonner à la porte. Filipe Massa annonçait en septembre qu’il prenait sa retraite du F1et déjà on attendait le venu du jeune Stroll.  Williams en recrutant Stroll  afin de faire équipe avec le pilote de 25 ans Valtteri Bottas un finlandais Williams semble vouloir persister dans cette ligne de pensé. Le constructeur automobile fera donc confiance à deux jeunes en 2017.


Stroll  demeurera-t-il longtemps avec Williams? Permettez- moi d’en douter. L’écurie Williams sera non seulement la porte d’entrée à la compétition en F1 mais lui servira aussi de lieu d’apprentissage afin perfectionner son métier.  Deux ou trois années derrière le volant d’une Williams  devrait lui permettre de monter sur suffisamment de  podiums du circuit que papa ira vite cogner à la porte de Ferrari son équipe  fétiche.

GRAND-PRIX DU CANADA 2017    

C’est François Dumontier, Président du Groupe de Course Octane et Directeur-général du Grand-Prix du Canada qui doit être heureux. La venue de Stroll, un montréalais, en F1 pourrai bien être un élément revitalisante et nécessaire pour le Grand-Prix du Canada. Le business est difficile depuis quelques années, différents fournisseurs sont payés avec retard et  Dumontier ne trouve toujours pas son commanditaire principal. Bernie Ecclestone et Dumontier ont des relations tendues le D.G. Dumontier  avait  besoin de bonnes nouvelles.
 On sait que Gilles Villeneuve et son fils Jacques remplissaient presque à eux seules  les estrades du GP. Qui veut dire estrades pleines veut aussi dire augmentation du tourisme à Montréal. Les hôtels affichent  complets, les bars et restaurants font tous des affaires d’or et le commerce au détail s’en réjouit  Selon un rapport commandité par la Chambre de commerce du Grand-Montreal et rendu publique en juin 2016 les répercussions économiques de la formule 1  seraient de l’ordre de 42M$

Stroll   fera une différence c’est certain. Au Québec on aime les vedettes sportives locales Les Villeneuve père et fils ont fait que les montréalais, québécois et canadiens se sont intéressés d’avantage à la course automobile F1. Stroll devra faire de même et plus qu’il  fera de podiums plus que la fièvre du Grand-Prix du Canada augmentera.


Les connaisseurs nous disent que Lans Stroll possède  l’étoffe d’être  un grand coureur automobile. La compétition sera intense, il devra faire preuve de maturité et réaliser que les victoires ne viennent pas facilement. Une chose  m’inquiète cependant , c’est que    Eugénie Bouchard et Lance  sont tous deux de Westmount. On sait ce qui  arrive à Bouchard.



Lance Stroll

Lawrence Stroll
Ferrari  1967, 275 GTB/4*S NART Spider,
Coût d'acquisition 27'5M$US
             
F60Ferrari
Coût d'acquisition 25M$


#noeuvembre #procure 

mercredi 2 novembre 2016

VOTRE PROSTATE EST MALADE, VOUS ÊTES ATTEINT DU CANCER

(En ce jour 3 de Noeudvembre  je vous apporte mon témoignage à titre de survivant du cancer de la prostate Vous trouverez en première partie copie d'un blogue publié le 15 septembre 2011)

Votre prostate est malade, vous êtes atteint du cancer

La semaine du 18 au 24 septembre 2011 est la semaine de sensibilisation au cancer de la prostate. J'aimerais que mon histoire puisse contribuer à vous faire comprendre l'anxiété, le stress et l'inquiétude que j’ai connue en novembre 2006 alors qu’après le test de l’APS, une biopsie et autres examens mon urologue m’annonçait que j’étais atteint  ce cancer.
Je veux partager avec vous mon histoire car je suis aujourd’hui un survivant ! 

Quel fut le choc d’apprendre en novembre 2006, que j’avais le cancer de la prostate. On croit que cette maladie n’arrive qu’aux autres, je ne me croyais pas vulnérable. J’ai lors réalisé que je faisais maintenant parti de cette statistique d’un homme sur 7 au Canada qui en est atteint. Maintenant au courant de mon problème, que devais-je faire ? Me faire opérer, subir la radiothérapie ? Compte tenu du résultat de mon APS et de mes résultats de biopsie mon urologue me suggère d’attendre et d’être sous surveillance aux 6 mois. Les anglophones ont un terme gentil pour cela, «  le watch and wait ».
Je me mets à faire des recherches sur l’internet, je  lis tout ce que je trouve, consulte un radio -oncologue. J’aurai bientôt un choix à faire,  soit subir l’ablation, ou la radiothérapie. Les deux solutions me semblent bonnes, laquelle choisir ? Deux ans plus tard mon urologue ayant en main les derniers résultats d’APS et de biopsie m’informe  qu’il est temps de procéder. Quelques semaines de plus à réfléchir. J’opte en juin 2009 pour la radiothérapie. Les quelques semaines de traitement  se passent bien, peu si non aucun effet secondaire, Je  continue mon travail de courtier immobilier et mes autres occupations.

Aujourd’hui, je suis un survivant du cancer de la prostate, Je consulte mon radio-oncologue aux 6 mois et j’ai un APS inférieur à 1. Le souci ne nous quitte pas. L’inquiétude d’une récidive quelconque ou de subir un autre cancer demeure en nous. Malgré tout on vit avec l’espoir, on s’accroche aux statistiques qui sont en notre faveur.

Mon parcours n’est pas unique. Si j’en parle aujourd’hui c’est que nous les hommes, nous ne sommes pas des plus bavards en ce qui à trait à nos maladies, tout particulièrement en ce qui concerne le cancer de la prostate. Si d'avantages d’hommes de plus de 40 ans pouvaient seulement réaliser que le cancer de la prostate est le cancer le plus présent chez l’homme au Canada peut-être verrions-nous d’avantages d’hommes subir ce simple test de dépistage qu’est l’APS.  Ce test m’a sauvé la vie il pourrait aussi sauver celle de votre père, frère, conjoint, ami ou collègue de travail ou encore la vôtre.

En cette semaine de sensibilisation au cancer de la prostate disons ensemble « Halte au cancer de la prostate »

POST SCRIPTUM

Si  j’ai choisi  de publier à nouveau ce blogue  que j’ai publié le 15 septembre 2011 c’est que il m’apparait opportun, en ce jour 3 de la campagne de sensibilisation Noeudvembre,  de partager  avec vous ce texte.
J’espère que lorsque vous aurez lu ce blogue que vous aurez saisit    comment  nous nous  sentons lorsque nous sommes informés que nous sommes atteints du cancer de la prostate.  M’avoir passé sur le corps avec un dix roues n’aurait pas été pire. Heurter un arbre de plein fouet en descendant une pente de ski m’aurait fait moins mal. Oh,  mes docs m’avaient pourtant  tous averti qu’advenant que mes examens soient positifs que les chances de guérisons étaient excellentes. Peut-être que lors de la période pré-diagnostique on écoute moins, que ce n’est pas important  car on ne se croit pas malade. J’étais convaincu que ma petite prostate était en santé. Je n’avais aucun  symptôme, j'étais  toujours convaincu que mon toubib était  dans le champ. Lorsque mon médecin m’a informé de la situation, une sorte de panique avait vite   pris place. Je ne voulais pas voir la mort, j’avais encore pleins de choses à voir et à faire. Mon père est décédé à 63 ans, je me suis toujours fait dire qu’il était dont jeune pour mourir. Depuis 2006, aussi à l’âge de 63 ans j’avais décidé que je mourrai vieux. Mon urologue venait de me donner une méchante jambette.

À LA RECHERCHE D'INFORMATIONS

L’internet vaut bien mieux qu’un Larousse médicale, bien qu’il nous faut apprivoiser l’information qu’on en retire. La quantité d’information est incalculable, beaucoup trop, ça nous rend confus. Je vous mentirais  si je ne vous admettais pas que j’en ai perdu mon latin plus d’une fois. Il s’agit de cliquer que deux mots « CANCER et PROSTATE » et en en moins de deux, nous  faisons  rapidement le tour du monde. Nous visitons nos voisins du sud, la France,  et on revient au Canada. Un ami de jeunesse et lui-même ayant eu le cancer de la prostate et vivant à Toronto  me réfère au site de Prostate Canada situé à Toronto et me fait part  d’un organisme à Montréal du nom de PROCURE. Je n’avais pas tellement besoin de savoir ce qui se faisait en France ou dans d’autres pays européens  ni aux États-Unis.  D’apprendre que dans certains pays  que c’est  un homme sur 8 ou 7 ou encore sur 6 qui serait atteint de ce cancer pernicieux m’importait peu. Ce dont ce que je voulais savoir se limitait essentiellement  à deux choses. La première était pout moi de  connaitre quels des traitements me conviendraient le mieux et d’en apprécier les conséquences. Ma deuxième préoccupation  était de me convaincre  que je pouvais vivre vieux.

MARCHE DU COURAGE

J’ai commencé ma radiothérapie à l’hôpital général de Montréal en juin 2009.  Le 21 juin  2009, dimanche de la Fête des pères,  je participais à ma première Marche du courage de PROCURE qui avait   lieu au parc Jean-Drapeau. J’y ai rencontré plein d’hommes qui comme moi étaient atteints du cancer de la prostate. Je n’étais plus seul. Ces participants à la marche, hommes, femmes et enfants m’ont accueillis, ils m’ont encouragé, les témoignages m’ont rendus plus fort. Je me suis imaginé à une réunion d’une confrérie quelconque.  Je voyais ces hommes fiers de me dire qu’ils étaient des « survivants.» J’ai quitté après cette marche en me disant que moi aussi je serai un survivant   et aujourd’hui  comme un bon  AA  et quand j’ai l’occasion de présenter mon témoignage Je débute toujours en disant « Je me nomme Gaspard et je suis un survivant. »

Si je vous raconte tout ça  c’est que Noeudvembre n’est pas que  de vous parler du cancer de la prostate la maladie, c’est aussi l’occasion de vous dire qu’on peut s’en sortir et qu’on se doit de demeurer optimiste
À bien y penser j’aime mieux voir mon verre à moitié plein, Oui j’avais raison en 2006 de dire que je peux vivre vieux, et ce n’est pas le cancer de la prostate qui va m’emporter. Je me suis réconcilié avec mon cancer.  Je dois beaucoup à PROCURE, et j’ai une dette certaine envers ces hommes que j’ai rencontrés lors de ma participation à ma première Marche du Courage. Je suis aussi grandement reconnaissant envers ces médecins, urologues, chercheurs et autres professionnels de la santé qui non seulement soignent  mais qui cherchent aussi  les causes de ce cancer  en plus d’apprendre comment l’éliminer.


Être bénévole auprès de PROCURE  c’est ma façon toute simple de dire merci. Si la contribution  que j’apporte  peut contribuer à faire grandir PROCURE.  Je vivrai non seulement vieux mais aussi heureux.




Drs Fred Saad et Micael McCormack
co-auteurs
Ce bouquin est disponible chez PROCUREa toute personne atteinte
du cancer de la prostate